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 La brute peureuse [Stephan & Marya]

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MEMBRE SUPER CLASSE

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|métier| : Étudiante en danse/Dealeuse de drogue
|statut civil| : Quelqu'un cogne à la porte
|âge du perso| : 20

You terrify me, cause you're a man, you're not a boy You got some power, and I can't treat you like a toy You're the road less travelled by a little girl You disregard the mess while I try to control the world Don't leave me, stay here and frighten me Don't leave me, come now enlighten me So go and challenge me, take the reins and see
Watch me squirm baby, but you are just what I need And I've never played a fair game I've always had the upper hand But what good is intellect and airplay If I can't respect any man Oh I want to play a fair game You got too close and I pushed and pushed hoping you'd bite So I could run, run and that I did but through the dust You saw those teeth marks, they weren't all yours So go on shake me, shake until I give it up


If I got locked away And we lost it all today Tell me honestly Would you still love me the same? If I showed you my flaws If I couldn't be strong Tell me honestly Would you still love me the same?

As life goes on I'm starting to learn more and more about responsibility I realize everything I do is affecting the people around me So I want to take this time out to apologize for things that I've done And things that haven't occurred yet I'm sorry for the things that I did not say I understand that there are some problems And I am not too blind to know All the pain you kept inside you Even though you might not show I’m sorry that I grew up way too fast I wish I would’ve listened and not be so bad

I don't know how you convince them and get them, boy I don't know what you do, it's unbelievable I don't know how you get over, get over Someone as dangerous, tainted and flawed as you One for the money, and Two for the show You're screwed up and brilliant, You look like a million dollar man You got that world baby but at what price Something so strange, hard to define I'd follow you down down down


MES PETITS SUJETS ! MIAM !
ALEXIS DAVID STELLA DYLAN OLIVIER
ALEXIS-JACKSON SEAN
MORGANE STEPHAN SUJET COMMUN HANNAH
|célébrité| : Chloe Moretz
|crédits| : Carole71
|pseudo/prénom| : Mya
|dcs| : Le fou & La douce [Daniel , Taïla]
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MessageSujet: La brute peureuse [Stephan & Marya]   Sam 16 Juil - 16:38


Wilson revient !




Il faut que je me change les idées. Entre l'école , la vente et les questions de ma mère , je ne vois plus le bout du fil. J'ai envie de partir toute seule quelque part. Impulsive comme toujours, j'empoigne le combiné sous cette pensée et je compose le numéro du même chalet que j'ai l'habitude de louer. En acheter un ne serait pas mal non plus mais je n'ai pas encore les moyens. Si je continue sur cette lancée, ça viendra. Et si je formule le voeu à voix haute près de mon Terminator, peut-être m'en fera t-il cadeau. Surtout si je glisse quelques utilités en rapport au boulot comme quoi je veux cacher mes fonds là-bas. C'est pas mal comme idée. Sean Reid est généreux, il s'assure que je ne manque de rien. Généreux .... Peut-être pas non plus. La voix du propriétaire résonne au bout du fil ce qui me fit sursauter, encore prise dans quelques réflexions. Je répond d'abord d'une voix grisée puis après m'être raclée la gorge, je demande tout naturellement à louer le chalet en question. Pour aujourd'hui seulement. Je sors de ma chambre et je passe à la cuisine où ma mère fait tourner sa cuillère dans son potage. Je me poste à l'entrée de la salle sans un mot. Sans arrêter ce qu'elle faisait, elle me répond : « Tu repars encore c'est ça ? » J'hoche doucement de la tête. Ma mère, elle aurait voulu que je reste avec elle tout le temps, que je supporte ses états d'âme constamment. Cette ambiance morbide, j'ai du mal à le supporter. Je fouterais bien le camp en appartement mais je ne peux pas la laisser. Son état, j'ai du mal à vivre avec mais c'est ma mère et il est hors de question que je la laisse tomber. Je ne baisse pas les bras. J'essaie toujours vous savez, de la faire sortir, de la distraire, de lui faire voir des gens mais elle est dure à convaincre. Elle se trouve horrible, elle ne veux pas qu'on la voit comme ça. Je ne sais plus quoi dire ni quoi faire .... Mais je ne baisse pas les bras. Ma mère ira mieux. Une promesse que je lui ai fait et que je compte tenir. Pour ma part, je dois sortir. Je veux l'aider c'est vrai mais je ne compte pas m'enfermer constamment avec elle. J'ai besoin de bouger , de respirer et de faire des folies. Elle lève les yeux vers moi enfin. Elle me regarde sévèrement. « Tu vas où Marya ? » « Je vais en forêt, faire un peu de randonné » « Et c'est encore un de tes mensonges ça ? » « Non » Ma mère , elle le sait quand je mens et je vous avoue que dernièrement, j'ai abusé sur le sujet. Je lui dit que c'est pour l'école, elle ne me croit pas. Je lui dit que j'ai un petit ami et que j'ai envie de le voir, ça marche pas non plus. Inscrite dans une équipe sportive, non , projet de fin d'année , toujours non. Ma mère, elle me connait mieux que n'importe qui. Elle sait que c'est pas mon genre de m'impliquer socialement. Ce que je fais, il faut que ça m'apporte quelque part et elle le sait. En autant qu'elle ne dise rien à Olivier, je ne supporterais pas qu'il soit sur mon cas lui aussi. Je m'approche de ma mère. Elle ne bouge pas , têtue. Je soupire. « Ok ... Je vais rester si tu me dis qu'on sors toute les deux. On peux aller au cinéma, au parc , je t'avais promis de t'emmener au zoo. Tu veux que je t'emmène faire les boutiques ? » « Oui ... On peux y aller mais attends , il faut que je trouve quelque chose à me mettre et mes cheveux , ils sont ....  » « Non , dis-moi d'abord où tu veux aller. » « Je sais pas , on peux .... On peux rester ici aussi , regarder des films. » Je regarde dehors, le beau soleil. À chaque jour, c'est la même chose. Elle veux regarder des films et rien d'autre. Quand je la sors enfin , elle a une humeur à tout casser. Elle deviens plus désagréable que jamais.  Je soupire tout en la regardant de nouveau qui n'avait même entamé son potage. Je lui retire son assiette de sous le visage et j'y trempe mon doigt. La soupe est maintenant froide. Je porte le contenu à ma bouche tout en me dirigeant vers le micro-onde. Je fais chauffer son repas tout en l'observant du point où je suis. Elle regarde l'extérieur , sans aucune envie d'y aller. Je ne sais pas comment elle fait. La minuterie du micro-onde retentit. Je sors son repas et je vais lui glisser devant elle d'un coup et par la même occasion je pose un baiser sur son front avant de partir sans un mot. Pas d'aurevoir, pas de bonne journée. C'est pas comme si ça lui apportera quoi que ce soit de plus. Peut-être que je la materne trop je sais pas mais je ne peux pas faire autrement. Je l'aime et je veux qu'elle aille mieux alors je fais tout et je continuerai toujours d'en faire autant.

Je prend la voiture de ma mère, elle ne l'utilise jamais de toute façon. L'épicerie ? Non , c'est moi qui la fait avec elle. Le médecin ? Même chose. Du coup , je prend toujours le véhicule sans demander. Je roule en direction du centre équestre.
Je pourrais aller au chalet en voiture c'est vrai mais à force , on trouve des trucs. J'ai appris à mes dépends qu'il me fallait un moyen de transporter la viande. Et une voiture, ça passe pas entre les arbres. L'autre jour j'ai tiré un cerf et puis .... Et puis il est resté là parce que j'ai pas été capable de l'emmener avec moi. Bravo Marya. Les rapaces ont été servis en tout cas. Donc depuis, j'y vais à cheval. Je me suis même concocté une espèce de planche dépliante que j'attache derrière mon canasson et qui permet de transporter mon gibier. J'ai regardé des vidéos sur internet pour prendre la viande. Je la fais congeler et on en a pour un bon bout de temps. L'autre jour j'ai fais goûter du sanglier à ma mère. Elle m'a dit que je savais bien cuisiner le veau .... Oui bon, je n'ai jamais dit que j'étais douée en cuisine. Je ne le suis pas en fait. Je met toujours les mêmes épices et les mêmes sauces que j'aime et ça fait l'affaire. c'est mangeable. Je ne suis pas très douée dans la recherche des goûts et des saveurs. Alors là , oublier-moi.

J'arrive enfin au centre équestre. Ils sont habitués de me voir. Je suis la seule qui vient pour Wilson. D'ailleurs je le vois , il est dans son enclos, à part des autres chevaux. C'est un rejet, y'a pas à dire. Quand on le connais, c'est même évident. Je m'approche de l'enclos pour aller à sa rencontre. Le stupide animal entend un bruit et déjà , c'est la panique, il se recule vivement en poussant un petit hennissement outré. Une vraie poule mouillée. Je tend une main vers lui.

- Commence pas à faire l'idiot, c'est juste moi.

La première fois que j'étais venue réclamer un cheval, il n'y avait que lui de disponible. Quand je l'ai vu, j'en ai demandé un autre. J'ai même pensé à tout annuler et revenir un autre jour. Peureux comme il était, rien ne serait possible avec lui. Et pourtant, avec quelques trucs, j'y suis arrivée. Ça avait été la misère au départ, une envie de lui mettre une balle entre les deux yeux m'a prise je vous avoue mais bon, à force, on s'y fais. Et il n'a pas l'air de ça c'est ça le pire. Wilson, il a l'air d'une grosse brute. C'est un cheval de calèche habituellement, une bête énorme. Tout noire , il avait une épaisse ligne blanche sur la tête , ses pattes aussi étaient blanches aux extrémités. Ma première expérience avec lui avait été tellement mauvaise que la seconde fois, je voulais qu'on me refile une autre bête. On m'a présenté une monture agile, magnifique , quelque chose avec du chien. Mieux que je ne l'aurais espéré. Mais voilà que pendant que j'admirais le sublime animal, il y avait Wilson au loin, dans son enclos qui faisais les cent pas nerveusement , me regardant et espérant que j'aille encore des pommes pour lui. En plus d'être lâche, il était gourmand. Et j'ai craqué , j'ai repris Wilson. Et c'est encore ce que je fais aujourd'hui. Je sors une pomme et je lui offre. Je vais ensuite me changer , j'enfile de grandes bottes , des pantalons gris et un chandail noir à manches longues. Quelqu'un prépare Wilson pour moi. Nous sommes enfin prêts. Près de la voiture, je sors quelques sacs que j'agrippe après lui ainsi que mon arme dissimulée dans une couverture. Vite comme ça, j'ai l'air d'aller faire du camping. Je prend soin d'attacher mes cheveux en une tresse sur le coté. Pendant que je fais ça, le stupide animal me renifle à la recherche de gourmandise. Il me bouscule avec son museau , aussitôt je pousse sa tête d'une main.

- Arrête, t'est lourd à la fin

Je monte enfin sur lui. L'impression est toujours la même , je suis une souris sur un géant. Je n'ai jamais eu de cours d'équitation, quelques vidéos sur internet pour connaitre la base. Donc, comme cavalière, je suis nulle. Une chance qu'il est patient ce pauvre Wilson. Et puis, ce que j'aime chez lui , c'est qu'il n'est pas brusque, cette gentille brute fais attention à la souris sur son dos , en échange de quelques carottes de temps en temps. Et nous sommes partis. La forêt est juste derrière nous, le centre équestre étant quand même loin de la ville. C'est l'avantage de ce centre-là en particulier. La distance à parcourir avec Wilson est quand même grande mais ça ne fais rien. Même si je n'attrape aucun gibier aujourd'hui , la journée aura quand même été géniale en somme. J'emprunte directement les boisés avec mon géant. Nous faisons une petite distance jusqu'à ce qu'il commence son manège. Un écureuil ! Wilson stoppe net et pousse un cri de surprise. Je roule des yeux.

- T'est sérieux ? Avance , allez

Mais il refuse. Je me penche vers lui et je glisse une main contre son encolure. Doucement , je lui glisse un petit : « Shhhhhttttt » sans arrêter de le réconforter avec ma main. Wilson tourne la tête à demi vers moi , heureux que je sois là. Je l'ai emmené dans des situations vraiment chiante ce pauvre cheval mais il me suit quand même car il a trop peur de se retrouver tout seul. Il sait que moi , je suis une forte tête et que j'ai peur de rien. Il sait que sa souris a de bonnes dents et qu'elle saura le protéger. Wilson reprend la route. Encore 3 kilomètre avant qu'il ne s'arrête de nouveau. Et c'était quoi cette fois ? Ah ! Le vent qui remue quelques feuilles sans doute ? Bon ok Wilson , on va faire autrement. Je dévie de notre chemin pour aller près des routes. Wilson adore les routes. Ça le calme et puis , il n'y a pas grand chose qui y passe. Nous y sommes, je n'ai même plus besoin de le diriger. Wilson suit la route, s'y tenant juste à coté. Suivre une ligne droite, ça l'appelle. Il sait le faire et il le fait fièrement, comme s'il me regarde et qu'il est convaincu de m'en mettre plein la vue. À ce stade , je suis tranquille, je me couche doucement sur le dos. L'animal est tellement large que j'y tiens sans problème. Je croise mes bras derrière ma tête et je regarde les nuages laissant mon géant nous emmener à destination. J'y étais tellement bien que je m'y suis presque endormie. Soudain j'entends un bruit. Je me redresse et je regarde vers l'arrière. Une voiture arrive. C'est normal qu'il y ai des voitures sur la route, mais pas pour Wilson. Je me dépêche d'essayer d'attraper les rennes mais je n'ai pas le temps. Wilson voit la voiture lui aussi et sans prévenir, il se cabre de peur. Mes mains tente de s'agripper à quelque chose mais c'est peine perdu , je chute en bas de la bête. Je tombe par terre. J'ai juste le temps de me redresser par terre pour voir Wilson le peureux détaler à toute vitesse dans les bois. Mais quel idiot ce foutu cheval ! Décidément, y'a pas pire que lui ! Et il survivra pas tout seul dans les bois ! Je suis tellement en colère, qu'en me relevant, j'agrippe une branche et je la balance de toute mes forces sur la voiture qui passait.

- ABRUTI !

Criai-je davantage en colère contre Wilson que contre le pauvre homme. Maintenant, j'étais à pied, en plein milieu des bois par sa faute. Je me penche de nouveau pour agripper une roche et je la lance elle aussi sur la voiture du passant.




Whatever it is
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MessageSujet: Re: La brute peureuse [Stephan & Marya]   Mer 31 Aoû - 14:27


Wilson revient !




Et un virage à droite. Tout est tranquille, pas un bruit sauf le moteur de ma voiture. Je n'ai pas l'habitude de rouler vite, surtout dans une route de campagne car c'est là qu'habituellement, les animaux sortent de leur cachette pour se lancer sur la route. De toute évidence, je n'ai pas l'habitude de rouler très vite en voiture. Si la limite est de 80, par exemple, il m'arrive de rouler 50, tout au plus. Mais pas aujourd'hui. Quelque chose m'a traversé l'esprit, quelque chose qui me fait mal réagir. Quelque chose pour me tenir en haleine pendant assez longtemps pour battre quelqu'un. Ou passer sur un renard, un raton-laveur ou n'importe quel animal qui se retrouvera sur mon chemin en ce moment même. Je déteste devoir paniquer, faire valoir mon point de vue ou même devoir me rendre sur place pour montrer qui je suis vraiment. Parler au téléphone est quelque chose, mais se montrer en personne donne beaucoup plus de poids. Comme présentement, c'est exactement ce que j'ai l'intention de faire. Me rendre sur place et leur expliquer que tout ceci n'est qu'un stupide malentendu. Comme bien des choses depuis que je me trouve en Suisse. Depuis mon divorce, je vie en enfer. Au départ, j'aimais bien l'endroit et les habitants. Mais plus que je m'y trouve, plus j'ai envie de partir et de retourner pour les États-Unis. Pour aller où? Pour faire quoi? Aucune idée, mais partir d'ici serait le pied.

La musique maintenant dans le tapis, j'entame un nouveau virage vers la droite. Toujours le regard dirigé vers l'avant, je pense aux mots exacts que l'homme m'a dit. '' Pas possible. '' '' Pas aujourd'hui. '' '' C'est déjà loué. '' Et même si je payais le double, il ne voulait pas. Pas capable de comprendre qui sont les vrais clients, surtout ceux avec un nom que l'on reconnait. Depuis que je suis à Quertal, je travaille pour la même chaîne de radio. Au départ, j'étais là pour seulement un remplacement, pour travailler un gros maximum deux semaines. Près de trois ans plus tard, j'étais toujours là et je m'occupais de la station au grand complet. J'en suis fier aussi, de tout ce que j'ai entreprit. Bien entendu, l'amour n'a jamais fonctionné de mon côté et des fois, j'aimerais bien revenir en arrière pour comprendre la raison du départ de mon épouse, mais avec le temps, je sais que je vais finir par l'oublier. Surtout si la stagiaire de mon département fini par accepter ce fichu café que je lui propose depuis son arrivée, soit deux ou trois jours. Je ne veux pas la brusquer mais en même temps, j'ai bien envie de la connaitre d'avantage et je sais qu'un tête à tête pourrait aider les choses. Pas plus, je ne suis pas comme ça. C'est peut-être pour cette raison que mon épouse m'a quitté, il y a bientôt trois ans pour un autre homme, un homme du village. Elle voulait certainement du piquant dans sa vie, d'où le fait de son rapprochement avec un barbu. Quoi qu'il en soit, jamais je n'ai compris son manque d'estime de soi et surtout, son besoin continuel d'être aimée. Des fois, rester seul pour réfléchir aide à avancer. Dans mon cas, c'est le bien qui remporte toujours et j'espère bien que cette fois-ci sera identique. Autant pour mon bien, que pour le bien de l'homme qui vend des chalets. Me dire que le chalet que je loue continuellement n'est plus disponible... et puis quoi encore? Me rendre à l'emplacement pour remettre les bretelles de l'abrutis en place est la seule chose que j'ai trouvé de brillant à faire, ce qui s'avère assez simple depuis le début. Quelques kilomètres en voiture, garder le sourire et surtout, espérer ne pas crier sur l'homme. Ou du moins, pas beaucoup. Juste assez pour lui faire comprendre que ce n'est pas lui qui va toujours tout décider et surtout, ne pas se prendre pour un autre peut aider dans la conquête du louage de chalets miteux. Je ne peux exprimer ma fureur autrement et j'espère vraiment que l'homme en question pourra me résonner. Je n'ai jamais eu de problèmes avec la justice et j'espère de tout coeur que ce moment n'est pas arrivé.

Encore plus forte, la musique. Pas question d'entendre le chant des oiseaux ou encore, les petites roches qui volent autour de ma voiture. Sans la frapper, bien entendu. Cette voiture, c'est mon petit bébé. Lors de ma séparation, je l'ai acheté, devenant ainsi la femme de ma vie. À tout les jours, je la lave, je lui donne de l'amour et ainsi de suite. C'est la seule qui ne me laissera pas tomber. Enfin, pas maintenant, j'imagine. Depuis le départ de ma femme, c'est le monde à l'envers. Faire confiance à une voiture au lieu d'une personne humaine, ceci ne me ressemble pas habituellement. Mais depuis quelque temps, c'est le cas. À toute vitesse, je vois quelque chose sur le côté droit de ma voiture. Une petite tâche jaune, quelque chose de minuscule. Et cette petite tâche bouge un peu. De droite à gauche. Probablement un chat. Un très gros chat. Une chance que ce dernier n'était pas sur la route sinon, aurevoir gros chat laid. Et jaune, en plus. Levant les yeux vers le rétroviseur du milieu de mon véhicule, j'ai eu le temps de voir une branche d'arbre revoler sur ma voiture. Dans un crissement de pneu, j'ai ralenti, jusqu'à tout arrêter... pour recevoir une roche sur le valise de ma voiture. Mais ça va pas? Quel genre de chat laid peut lancer des roches et des branches d'arbre? Agrippant un petit couteau de chasse que je garde de côté pour me sentir en sécurité, je sors de la voiture pour voir les dégâts. Pas grand chose, mais assez pour dire qu'une petite tâche c'est installée sur le coin droit de la valise, assez pour enlever un tout petit peu de peinture. Comme si ma journée ne peut pas être pire, je vais devoir consoler Maryse maintenant. Maryse étant ma voiture, bien entendu et non une autre femme. Pour l'instant, mon coeur bat pour une autre demoiselle et si ceci ne fonctionne pas, j'arrête tout. Point à la ligne. Trop déçu de certaines choses de ma vie, trop déçu des femmes en général. - Ça va pas la tête, non? - Comme de celle-là, présentement. Plus je m'avance, plus je m'aperçois qu'il ne s'agit pas d'un énorme chat, mais bien d'une femme. Enfin, d'une enfant, vu son agissement.


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MessageSujet: Re: La brute peureuse [Stephan & Marya]   Sam 3 Sep - 17:52


Wilson revient !




Un crissement de pneu. Le véhicule s'arrête. Je n'ai aucune idée à qui je m'en prends présentement mais ça m'est égal. Je vais maintenant devoir passer mon week end chasse à chercher cet abruti de cheval. Si il survie ! Je l'imagine déjà se jeter en bas d'une falaise juste parce qu'il a peur du vent ! Non pas que ça me dérange mais toute mes affaires sont accrochées sur lui.
J'étais maintenant là sur le bord de la route avec rien d'autre que mes grandes bottes et mes airs de petits chatons égarés. Et encore, je vous dirais que là tout de suite, il n'y avait même pas de chaton qui se donnait tant j'étais en rogne. Le problème de Wilson ce n'était pas qu'une voiture passe , c'est plutôt ce gros modèle de véhicule de bûcheron et la musique forte à en faire claquer les branches. Non mais sérieusement, qui est-ce qui peut bien conduire cet engin ? Je poursuis ma lancée , je balance une roche sur le véhicule pendant que le propriétaire en sort. Ah ! Le voilà qui se montre enfin. « Ça va pas la tête, non? » Un grand bonhomme taillé comme une armoire à glace.  Si Wilson ne s'était pas déjà enfui, il l'aurait fait une deuxième fois. Sa souris elle , n'a pas peur le moindre du monde. Elle se frotte déjà à Sean Reid tout aussi imposant et je doute que quelqu'un puisse avoir aussi mauvais caractère que lui. C'est ce que nous allons voir. Je m'avance alors vers lui d'un pas décidé , comme si je comptais lui sauter dessus. « Non ça va pas ! T'as fait fuir Wilson ! » Je pointe la forêt en étendant le bras. Je parlais comme si c'était d'une évidence même. Comme si l'armoire à glace était supposé savoir qui était Wilson. Et je poursuis. « Toi avec ta stupide bagnole de chantier et ta musique de quatre sous ! » et sur mes mots mon pied se rabat sur le pneu arrière. Je ne me doute pas une seule seconde que l'imposant commentateur apportait un réel attachement à cet engin. Je veux dire, c'est pas un peu étrange ? Je pousse un grand soupire faisant le point dans ma tête. Les choses auraient pu être pire. Le grand baraqué aurait pu ne jamais s'arrêter et là j'aurais été prise au milieu de nul part sans rien. Offff .... Je me serait sûrement débrouillée , je serais allée dans la forêt en espérant trouver Wilson et si ce n'était pas chose faite , je serais retournée sur le bord de la route en sens inverse dans l'espoir de croiser une voiture avant qu'il ne fasse noir. Au moins le colosse s'était arrêté avec sa bagnole. Sous cette pensée, je lève le menton et je contourne le véhicule sans rien demander à personne. Je suis sourde à tout ce qui m'entoure. Arrivée côté passager , j'ouvre la portière et je me glisse sur le banc. Je lui balance alors de là où j'étais : « Allez, j'ai pas toute la journée » oui bon, vous comprendrez que le dicton qui dit de pas monter dans la voiture d'un étranger , je m'en contrebalance bien profondément. Ça ne pourra certainement pas être pire que la fois où je suis montée dans la voiture d'Alexis Thorens. Je crois que rendu là , j'aurai tout vu. Pendant que j'y étais, j'inspecte l'intérieur du véhicule sans grand intéret. Mouais , ce type-là a pas de femme dans sa vie ça parait, sinon ce serait un peu plus rangé. J'exprime un petit air de dédain et je continue de regarder. Si ce type ne fais pas trop d'histoire , je devrais pouvoir me rendre au chalet ou si il se décide à faire demi-tour, je pourrais aller au centre équestre demander un peu d'aide pour retrouver leur pensionnaire. Je n'oublierai pas de mentionner cet idiot qui lui a fait peur avec sa musique de redneck et sa voiture de célibataire endurcit.






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MessageSujet: Re: La brute peureuse [Stephan & Marya]   Dim 1 Jan - 19:41


Wilson revient !




Wilson? Wilson? Plus je regardais de gauche à droite, plus je voyais que nous étions seuls, la gamine et moi. Pauvre petite... Elle devait s'imaginer un petit ami, quelqu'un d'invisible uniquement pour se donner de l'importance. En gros, je la comprenais un peu, mais j'ignorais pourquoi elle y metait autant de coeur dans ses paroles. Comme si elle souhaitait réellement que je puisse la croire. Comme si tout ceci avait réellement de l'importance entre nous. Pour elle, en tout cas puisque moi, je m'en contre foutais. Si elle voulait faire croire qu'elle avait quelqu'un dans sa vie, tant mieux pour elle. Je n'avais pas l'intention de me plier en quatre et faire comme si nous étions de bons amis et ainsi, la prendre en pitié. Si elle voulait s'imaginer une vie, ce n'était pas mon problème. La seule chose qui m'importait présentement, était ma voiture. Cette dernière venait de vivre un vrai calvaire et j'avais un peu de peine pour elle. Des roches, des branches d'arbres et certainement du crachas venant de la gamine. C'était toujours ainsi avec les enfants. Dès qu'ils n'étaient pas contents, on se couche par terre, on fait le bacon et on crache dans toutes les directions possibles. Et ça, pas capable de l'accepter. Que des enfants puissent se montrer malsaints, cruels et diaboliques, c'était passable. Mais que des enfants puissent s'en prendre à ma voiture toute innocente, ça ne passe pas. Et jamais ça ne passera.

Mon regard s'attarda un moment vers la direction donnée par la gamine. Elle pointe quelque chose, comme si je devais tout comprendre avec ce simple geste. Mais ce n'était pas le cas. Je continuais de regarder dans cette direction, insensible aux mots que la gamine me mentionnaient. Je ne voulais pas embarquer dans ses conneries et comprendre ensuite que tout n'était pas beau dans son monde. Elle semblait déconnectée à la réalité car faire semblant d'avoir un amoureux et d'avoir une vie, ce n'était pas donné à tout le monde. Il fallait vraiment être déconnecté pour vivre ainsi et aussi, pour se croire. Car oui, la gamine devait se croire invensible pour vivre de cette manière. À tout les coups, elle était seule au monde. Pas de petits amis, pas d'amis et encore moins de vie. Pas de famille, certainement. Elle l'avait laissé tomber depuis longtemps, ne voulant pas s'allier à elle. Et moi de même, j'aurais fait pareil. Ne pas m'allier à elle, ne pas lui donner raison et surtout, ne rien dire sur son dernier geste. Un petit coup de pied au niveau de l'un des pneus de ma voiture. Rien que ça? Oui, mais assez pour me faire voir rouge. Les mots me brûlaient la langue, j'avais envie de la battre. Ou de l'abattre, c'était à voir. Elle pouvait bien parler de mes goûts musicaux, de ma manière de conduire sur une route peu fréquentée mais impossible pour moi de ne rien laisser paraitre lorsqu'on s'en prend à ma voiture. Depuis mon divorce, je voyais les choses différemments. Avant, je faisais passer ma femme en premier. Maintenant, c'était différent. Plus de famille, plus personne sur qui compter et surtout, plus personne pour m'aider dans la vie quotidienne. Alors, pourquoi se donner autant de mal et faire le bien autour de moi? Et bien, parce que j'ai toujours été une bonne personne, voilà tout. Et encore aujourd'hui, lorsque je regardais cette petite effrontée se diriger vers ma voiture, tout en la regardant étrangement, un bonheur m'envahissait. Pas question de lui crier dessus, même si elle avait été très méchante envers moi. Et surtout, envers ma voiture. Cette pauvre petite voiture sans défense, brutalisée par cette espèce de sauvagonne sans tête et sans coeur.

Tandis que mon regard la suivait tranquillement et qu'un mince sourire commençait à naitre à la commissure de mes lèvres, la folle dingue décida d'entrer dans la voiture, sans y être invitée. Dans MA voiture. Mais quelle genre de mouche l'avait piqué pour qu'elle puisse agir ainsi? Avait-elle un peu de cervelle pour comprendre ce qu'elle venait de faire? Une chance pour moi, j'avais gardé les clefs de la voiture avec moi et ces dernières se retrouvaient dans l'une de mes poches de pantalon. Sinon, elle aurait bien pu partir avec ces dernières et ainsi, mettre fin à mon existence. - Ça va pas bien dans ta tête? - C'était la deuxième fois que je lui servais le même genre de paroles, mais je ne savais pas trop quoi lui exprimer d'autre. À tous les coups, elle était sous l'effet de stupéfiants ou encore, elle s'était évadée d'un centre psychiatrique. Ou les deux, c'était bien possible. Un petit mélange de tout ça, uniquement pour qu'elle puisse s'éclater à embêter les gens autour d'elle aujourd'hui. S'inventer une histoire, une vie, un petit ami et ensuite, entrer dans le véhicule d'un inconnu et faire en sorte que ce dernier puisse péter un plomb. Se rendre au poste de police, accusé la pauvre victime d'harcelement et encore plus. Essayer de tirer de l'argent de toute cette histoire et recommencer ensuite. S'inventer une nouvelle histoire, une nouvelle vie et continuer sur le chemin avec ce faux Wilson. Combien de fois l'avait-elle fait cette semaine? Ce mois-ci? Cette année? Depuis le commencement? Je n'étais certainement pas son premier, tout pouvait se voir dans ses yeux. Ceci me faisait froid dans le dos. Avec la carrière que j'avais, je ne pouvais pas me permettre de fausses accusations ou encore, de la laisser entrer ainsi dans ma vie. Avait-elle pris en note le numéro de ma plaque d'immatriculation? Si oui, quoi faire ensuite? Me laisser faire et passer le restant de ma vie en prison? Perdre ce que j'avais amassé ici et devoir retourner aux États-Unis, espérant ne pas avoir un procès sur le dos? Et quoi encore? Laisser tout derrière moi, ne pas pouvoir revenir à Quertal et devoir changer d'histoire, de vie et m'inventer une petite amie du nom de Wilsonnette? Je me voyais mal devoir arrêter de pauvres innoncents sur le bord de la route et faire semblant d'être une âme en détresse. Ceci n'était pas dans ma nature, loin de là.

Faisant le tour de ma voiture, j'agrippe le couteau de chasse que j'avais pris avant de sortir de la voiture, m'y tenant fermement. Ce n'était pas vrai que j'allais devoir faire de la prison pour une conne pareille. Pour une simple petite gamine qui voulait se la jouer ''princesse'' et qui ne comprenait certainement pas que les gens autour d'elle avait une vie avant qu'elle ne s'y intéresse elle aussi. Tout en m'approchant tout doucement de la voiture, j'avais pris soin de cacher le couteau dans la poche intérieure de ma veste, histoire de ne rien laisser paraître. Pas question de l'alerter, de lui montrer que je pouvais être dangereux. Dangereux mais uniquement si elle tentait quelque chose. - Descend de là. - Ne pas monter le ton pour commencer, uniquement la regarder dans les yeux et espérer qu'elle puisse me prendre au sérieux. Je ne cherchais pas la bagarre, mais uniquement une manière de la faire sortir de ma voiture et de pouvoir partir ensuite. Me retrouver seul à nouveau allait me faire le plus grand bien.


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La brute peureuse [Stephan & Marya]

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