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 Les petits vauriens [Salomé & Daniel]

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MEMBRE SUPER CLASSE

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|métier| : Psychologue
|statut civil| : Divorcé
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MES SUJETS DE L'HEURE
VALERY HANNAH
ALEXIS MIA SALOMÉ NOÉMI



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MessageSujet: Les petits vauriens [Salomé & Daniel]   Sam 17 Sep - 19:01


Les petits vauriens




C’est un soir comme un autre , non pas que j’ai l’habitude de garder ma tête sous l’eau de la piscine pour éviter qu’elle explose. Exploser c’est le bon mot. Comme une bombe ou un artifice , le plus majestueux des deux. Je vous laisse le choix, je suis généreux. Et si je ne risquais pas la mort à rester ainsi sous l’eau, j’y serais resté encore un peu. Quitte à évoluer en amphibien au meilleur de mes capacités mais ce n’est pas possible au moment où je vous parle. J’ignore si les aliens en sont arrivés à ce stade de leur technologie mais nous les humains, on traîne encore de la patte. Je retire enfin ma tête de la piscine dans une grande respiration désespérée. À quatre patte sur les rebords, je contemple les maigres vagues produites par mon simple geste. Je cours derrière chaque bouffée d’air tandis que ma tête vibre sous la musique assourdissante. Des cris, des rires et du bruit à un volume si puissant que mes dents en claqueraient. Mais comment je me suis retrouvé là moi ? Je donnais un cours à l’université il y a quelques heures. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Ces sales mômes ( ou jeunes adultes ) ont donc réussis à me tirer dans leur débauche ? ‘’ Juste un verre ‘’ j’ai dit. Pour décompresser ou simplement parce que j’ai eu une bonne journée. Juste un verre bien sûr , cette phrase est devenue un véritable problème dans ma vie. La preuve en est bien là tandis que je cherche mon reflet dans l’eau trop claire de la piscine.

- Hé ! M’sieur Graham vous allez bien ?
- Yepppp
- lancai-je péniblement - je pêche là  

Samantha m’observe pas trop convaincue de mon état. Elle appela deux de ses confrères et leur commanda de m’aider à me relever. Un de mes étudiants qui était sur le départ se proposa pour me ramener chez moi. Les yeux fermés, mes mains sur mes oreilles, j’étais trop préoccupé à empêcher ma tête d’exploser pour m’opposer à la moindre décision ici bas. Si j’avais eu la bonne conscience de regarder au minimum mon preux chevalier, j’aurais eu la décence de refuser. Ce bon à rien de Steven se proposait pour me ramener. On dit que les enseignants ne font pas de favoritisme. Hé bien c’est faux. Ils en font et Steven ne fait pas partis de mes favoris. Il arrive toujours en retard en cours, très en retard. Je dirais même beaucoup trop. Comment ce bon à rien espère t-il me ramener chez moi avant que je ne me reprenne le travail demain ? Lui qui n’est pas capable d’arriver en classe à l’heure alors qu’il vit à deux rues de l’école. Même le gros lard de la classe arrive à l’heure. Non pas qu’il y ai un rapport , simplement un autre moyen de rabaisser Steven. Il me soutient d’un bras et m’aide à marcher jusqu’à sa voiture. Arrivé juste devant , je daigne enfin ouvrir les yeux et c’est avec effroi que je découvre cette petite moisissure qui me sers d’étudiant. Les yeux exorbités et les lèvres pincées, mon visage parlait de lui-même. J’offre une petite résistance. Steven me sourit alors bienveillant.

- C’est bon m’sieur Graham , détendez-vous j’vais vous ramener

Il ouvrit la portière de sa voiture et me plongea à l’intérieur. Une fois assis , je me laissa moisir sur le banc. Si il pensait que j’allais lui donner de meilleures notes à cause de ça, il pouvait toujours aller se cuire un oeuf. Et s’il ne prend pas trop de retard pour le manger , peut-être que celui-ci n’aura pas refroidi. Steven s’installe derrière le volant et entame la route.

- Alors votre adresse c’est quoi m’sieur Graham
- Si tu crois que je vais te la donner petit voyou ….  
Il échappe un rire détendu.
- Oh c’est bon m’sieur , je crois savoir où c’est. Je livre les journaux le matin et je vous ai déjà vu en pyjama

Voilà pourquoi le journal arrive toujours en retard ….. Steven lâche un petit rire. Fixant la vitre rageur je refusais de lui donner la moindre attention. Et puis la voiture s’est arrêtée brusquement balançant tout mon corps vers l’avant puis vers l’arrière dans un grand coup. De quoi virer mon estomac à l’envers et manquer vider mes tripes sur la vitrine.

- Merde c’est Jennifer !
- Qui ?


Tandis que j’essayais de retenir la tempête qui tournoyait dans mon ventre , je scrute Steven d’un air désinteressé.

- Jennifer ! Cette fille est trop bonne ! Elle est juste là !

Et il débarque tel un crocodile affamé et accoure vers la dite brebis. Comme je la plains. Steven ne pouvait pas se contenter de jeter son dévolu sur moi , il devait entraîner d’autres victimes avec lui. Je l’observe de loin à travers la vitre. Il se tient mollement devant elle passant six fois sa main dans ses cheveux en une seule minute. Il lui parle de tout et de rien , il rumine ses mots et rit nerveusement. Navré Jennifer, j’aimerais te dire qu’il y a de l’espoir pour ta génération mais c’est faux. Et c’est pas Steven qui va améliorer tout ça. J’hausse les sourcils réalisant finalement ma chance. Je glisse ma main sur la poignée et je la tire doucement. Je me glisse hors de l’auto et je m’écroule comme une crêpe au sol. J’aurais cru pouvoir me fier à mes jambes mais je crois que non. Allez, faites plaisir à papa et aidez-moi à m’enfuir de lui. Vite avant qu’il ne revienne ! Je me relève dangereusement avec une volonté que je ne me connaissais pas. Je me traine le plus loin possible jetant quelques regards vers l’arrière pour m’assurer qu’il ne me suive pas. Ce pauvre Steven n’avait qu’une seule chose à faire: ramener ce bon vieux Graham chez lui. Et il a échoué , comme tout le reste. Et comme note finale à ma symphonie , lundi matin je ne me présenterai pas au cours et peut-être même faire croire que je suis mort juste pour torturer le pauvre garçon. À cette pensée , je lâche un grand rire hystérique tandis que je me sauvais de cette chiffe molle. Allez arrête-toi , tu ne peux déjà plus respirer. Non ne t’arrête pas, Steven n’est pas loin. Je tourne la tête pour voir les lumières , celle d’un pizzeria. J’y entre plein de conviction et je vais me vautrer sur une banquette sans réaliser que la serveuse est dans sa fermeture. D’ailleurs, elle passe le balai , la dernière chose qu’il lui reste à faire. Sauf que moi , je ne compte pas partir , il n’est pas question que Steven me trouve.






well hello you crazy bastard
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Il te fait rire, il te fait pleurer. Un jour, il comprendra que tu existe et si ce n'est pas le cas, insiste.
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MessageSujet: Re: Les petits vauriens [Salomé & Daniel]   Mar 3 Jan - 4:20

''Comment savoir que son petit ami à fait de la prison.'' C'était ceci que Salomé lisait attentivement, accoudée au comptoir. Dès que Matteo, le vaurien en question qui avait fait de la prison, passait par là, elle s'armait du balais et faisait semblant de faire le ménage de la fermeture. Salomé voulait continuer de lire le message sur Twitter qu'elle venait de trouver. Ceci pouvait l'aider à comprendre Matteo mais également les sentiments qu'elle commençait à avoir pour lui. Depuis des semaines, elle se sentait mal devant lui, remplie d'une étrange sensation. Elle était amoureuse de cet homme, le même qui était identifié comme le gay ayant fait de la prison pour meurtre et possession de drogues, au restaurant où tout deux travaillaient. Salomé ne croyait pas en tout ça, elle le trouvait trop gentil pour avoir agis de la sorte. Elle avait entendu tellement de rumeur au sujet de cet homme qu'elle ne savait plus réellement quoi croire. Le mieux aurait été de lui en parler ouvertement, mais elle avait préféré le silence à la parole et maintenant, elle ne savait plus sur quel pied danser. Croire quelqu'un ou se fier à ses sentiments? Elle voulait croire que cet homme était innocent, qu'il n'avait rien fait de mal et qu'il était mal jugé par les autres, mais c'était peine perdu. Une petite voix intérieur lui disait qu'il n'était pas là par hasard et qu'il ne lui souriait pas uniquement pour perdre son temps. Comme s'il attendait quelque chose en échange, quelque chose d'important d'elle. Et tout ceci lui faisait cruellement peur. Elle avait peur de se perdre dans ses yeux et de comprendre ensuite que tout était perdu. Qu'elle s'était perdue elle-même, elle qui espérait rester forte pendant encore bien des années.

Salomé décida de fermer sa lecture lorsqu'elle leva les yeux et contempla l'horloge. Il était bientôt l'heure de la fermeture et presque rien n'était fait. Encore une fois, elle allait devoir se dépêcher pour tout nettoyer avant de mettre la pancarte ''close'' sur la porte. Elle avait bien hâte que la journée se termine et surtout, de pouvoir fermer les yeux jusqu'au lendemain matin. Elle voulait dormir dans ses pensées, rêver tout bas d'un monde meilleur et sans violence, être main dans la main avec le livreur de pizza, ce cher Matteo. Oui, Salomé avait le coeur gros de savoir que bien des gens le croyait gay. Vrai ou faux, elle ne le savait pas mais avait grand besoin de le savoir. Elle ne voulait pas tenter le diable, mais voulait tout de même se garder une petite chance avec lui. Elle avait que quelqu'un puisse prendre soin d'elle et aussi, d'avoir un ami sur qui compter. Était-il le bon pour elle? Elle l'espérait, en tout cas.

Salomé se décida à passer le balais tout doucement, prenant un peu son temps. Avec un peu de chance, Matteo allait l'aider à faire la fermeture. Ce dernier était à l'arrière du restaurant, rassemblant les dernières commandes, des petits retardataires, avant de partir pour sa dernière livraison. Avec un peu de chance également, ce dernier allait la voyager, la ramener chez elle et la serveuse pourrait enfin lui poser quelques questions. Ceci lui brûlait la langue depuis des jours, mais elle ne savait pas exactement comment aborder le sujet. Elle avait bien essayé quelques fois dans le passé, mais ce n'était jamais le bon moment, ni même le bon lieu. Ils étaient souvent interompus par des clients ou par des employés. Bien des fois, Salomé s'était demandée si les personnes de leur entourage ne faisaient pas semblant de s'intéresser à leur vie, uniquement pour avoir quelque chose à raconter le lendemain matin. Et dès qu'ils étaient tout les deux seuls pour discuter, Salomé gelait. Elle riait comme une conne et prenait tout son temps pour ne pas devoir parler à Matteo. Elle était gênée de la situation, mais pas ce soir. Elle avait envie de discuter avec lui et surtout, de lui poser toutes les questions qu'elle pouvait. Elle s'attardait donc sur son ménage, voulant que Matteo puisse revenir et lui proposer un peu d'aide. Elle serait alors heureuse et surtout, assez proche de lui pour parler un peu et apprendre d'avantage à le connaitre. Ça et le paradis, c'était du pareil au même.

La porte s'ouvrit alors et avant même que Salomé puisse annoncer la fermeture du restaurant, un homme s'installa à une banquette. Elle resta quelques secondes sans bouger, espérant une mauvaise plaisanterie. Elle savait bien que si cet homme désirait quelque chose, elle allait devoir le servir et ce, même si la fermeture du restaurant avait lieu quelques minutes plus tard. Le restaurant était toujours ouvert donc, elle devait le servir. Adieu discussion avec Matteo. Adieu l'aide qu'elle avait besoin pour son ménage et ainsi, pouvoir roucouler dans son coin tranquille ensuite. Adieu petite nuit tranquille à penser à son amant invisible. Elle allait devoir rester là avec cet inconnu, le même qui allait gâcher une bonne partie de sa nuit et de sa vie. Elle s'approcha donc, après avoir laissé son balais dans un coin, aucun sourire aux lèvres. Elle voulait faire vite, que le client puisse disparaître dans un coup de vent. Si elle était trop gentille, elle allait le regretter et elle le savait. Mais rendue à la table du client, Salomé ne put s'empêcher d'aborder un adorable sourire. C'était tout elle. Elle fonctionnait ainsi, elle était incapable de méchanceté. Trop de fois elle avait eut des ennuies à cause de son agissement. Trop de fois les gens avaient ris d'elle à cause de sa bonté et encore ce soir, elle en payait les frais. « Bonsoir, vous désirez le menu? » Tout bas, elle voulait qu'il lui dise non. Elle voulait qu'il puisse s'être trompé d'endroit et partir immédiatement. Pouvait-elle le jeter à la porter ainsi, sans rien lui apporter? Non, elle ne le pouvait pas. Pas elle, elle n'était pas comme ça.
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