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 Let's groove, all night! + Hanna

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MessageSujet: Let's groove, all night! + Hanna   Ven 15 Juil - 19:14


   
ft. Hanna & Mia

   
Let's groove, all night

   
   

   

   Cristallin le rire de ma colocataire se mélange au mien. A l’unissons nous rions pour une blague passée depuis des années. Je ne sais plus bien laquelle s’était mais je crois qu’elle concernait la pudeur des garçons avec lesquels nous vivons. Profitant de leur absence, nous nous faisons depuis quelques heures une soirée fille digne de ce nom. A nouveau, je pioche dans la pile de petits carrés. Ces gâteaux tout chocolat doivent être fortement agrémentés d’un ingrédient particulier. Merci les garçons, nous vous redevrons ça ! Tout sourire, je regarde la brunette face à moi et en même temps qu’elle, j’enfourne ma part dans ma bouche. La texture moelleuse du brownie m’impressionne une fois encore et je me mets à mâcher à nouveau, correctement. Je me reconcentre, plisse les yeux et pointent un doigt sur mon amie. « Alors, action ou vérité ? » Un sourcil haussé, je la défie du regard reprenant notre jeu. Je ne suis pas sûre de son utilité lorsque seul deux personnes jouent mais, notre vérité, vérité, se passe finalement plutôt bien depuis le début de la soirée. Après avoir dû boire l’eau des toilettes, et après qu’elle ait dû exposer sa poitrine au voisin pervers de l’immeuble d’en face, je crois qu’aucune de nous, n’est prête à retenter l’expérience de l’action. En attendant sa réponse qui à l’air d’être extrêmement difficile à prendre, je vais fouiller dans le frigo afin de voir ce que je pourrais avaler. Lait, beurk, jus d’orange, pas terrible… Vin ! Parfait ! Je chope deux verres à la volée et serre ma camarade qui m’a répondu sans même que je n’y fasse véritablement attention. Je crois que je ne suis plus capable de me concentrer plus de trois secondes sur quelque chose. Mon dieu, heureusement que je ne suis pas de garde ce soir… Mes yeux s’ouvrent largement et mon regard se fixe sur elle. Je viens d’avoir l’idée du siècle ! « Qu’est-ce que tu dis d’une partie de Just Dance ou Sing Star ? » Je suis totalement excitée à l’idée de ce jeu, sans aucun des garçons pour tricher. Pour une fois ! Je fonce vers la télévision, mon verre à la main. Une fois posé sur la table basse, je m’accroupie pour allumer notre Playstation, attrape les commandes et courent en donner une à Hanna. Je piétine déjà sur la musique du générique, bien trop heureuse de pouvoir jouer à ce jeu avec des gâteaux et une bouteille de vin !

La musique surement un peu trop forte, retentie partout dans l’appartement et nos pas se font à l’unissons sur le rythme endiabler de « Ievan Polkka » de Hatsune Miku. Alors que nous serrons notre poireau imaginaire dans nos bras, la musique se stoppe et tout autour de nous s’étends. Sans même nous prévenir, toute l’électricité de notre appartement part d’un coup. Un cri de terreur sort de ma gorge, sans même que j’en connaisse la raison. « Hanna… » Il fait réellement noir, même dehors et c’est assez inquiétant. Cela en dit aussi beaucoup sur l’heure avancée de la nuit. « Hanna, tu es où ? » Je pense que l’on pourrait être les deux actrices d’un film humoristique à la Scarie Movie actuellement. A moitié baissé, je tâtonne partout à la recherche de mon téléphone. Sans succès, la seule chose que je touche et pousse sans faire exprès reste mon verre posé gentiment sur la table basse. « Oh merde, merde, merde. Je vais me faire gronder ! » J’hésite quelques secondes entre la panique, les pleurs ou le rire, et je me mets à pouffer comme une âne. Non, mais vraiment, clean de toute substance illicite, je me regarderais avec grande pitié en ce moment. « Hanna ? Tu trouves de la lumière toi ? » Je crois que nos deux téléphones sont H.S et nous sommes désolantes à regarder. Intérieurement, je me remémore tout l’état des lieux pour me souvenir d’où peu bien être le disjoncteur. Aucune idée, nous allons devoir jouer à la carte au trésor dans l’appartement. Ou peut être… « Tu penses qu’il faut qu’on appel un des garçons ? Avec nos ordinateurs portables ça doit être possible, mais… » Oui, je ne veux pas avouer ma faiblesse, je ne veux pas leur montrer que nous sommes simplement défoncées, peureuses et quand plus nous avons besoin d’eux. C’est simplement impenssable, et pourtant… Je tente d’approcher mon amie mais mon pied se heurte contre le pied de la table. Tous les jurons de n’importe quelles langues que je connais sortent simultanément de ma bouche, à l'image d'un charretier, alors que je me met à bouder, en tailleur sur le tapis de la pièce. « Tu sais où il est toi le truc pour les plombs ? » Oui, je boude et alors ? Je sais que je ne tiendrais pas plus de quelques secondes alors autant en profiter !

   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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MessageSujet: Re: Let's groove, all night! + Hanna   Dim 17 Juil - 0:45


Let's groove all night!




La nuit avait déjà recouvert la ville. La rue, d’ordinaire calme, était désormais baignée de la lueur orangée des lampadaires, et de celle émanant des fenêtres de notre maison. J’avais parcouru chaque pièce, chantonnant avec Mia, ravies de profiter de l’absence des garçons pour se concocter une bonne soirée entre filles. J’avais trouvé un saladier rempli de brownies au-dessus du frigo, et il ne nous en avait pas fallu plus pour décider de les dévorer. Au début, on avait rit de l’arrière goût, essayant de deviner quel ingrédient inadéquat ils avaient pu ajouter dans leur préparation. Les garçons ne faisaient pas exception au stéréotype selon lequel le seul plat que les hommes savent cuisiner est à base de pâtes. Et puis, plus les minutes passaient et plus l’on mangeait, plus je me sentais… fébrile et détendue à la fois. Comme s’il me prenait l’envie de danser la polka avec dix schtroumfs, sur les nuages de la publicité Kinder. Le monde tournait autour de moi, et j’ai trouvé l’astuce du siècle. Les jambes passées sur le dossier du canapé, le dos sur le siège, je regarde le plafond et pioche dans le saladier de brownies. La maison est à l’envers. Le monde est à l’envers. J’aime bien. « Alors, action ou vérité ? ». Je relève la tête vers elle, engloutissant une autre de ces merveilles. J’ai envie de dire action, mais c’est bien trop risqué. Je ne sais pas comment je parviendrai à regarder de nouveau le voisin d'en face. Et le plus beau dans tout ça, c’est que je m’en fiche, et que cette pensée me fait glousser.

« Véritééééééééé », je lâche, ricanant, tout en caressant amoureusement la lampe qui trône sur le guéridon. Je ne l’avais jamais remarquée avant, et pourtant, elle est si jolie, à l’envers.

Soudain, Mia se retourne. Le regard fou et un grand sourire. Je souris avant de comprendre, et lorsqu’elle me présente son idée de génie, je pousse un cri de joie. Je ne sais pas trop comment, mais je fais une roulade arrière, m’étale sur le sol, et cours vers la télévision à sa suite.

« Just daaaaaaaaaaaaance ! », je m’écrie, tout en sachant pertinemment que nous ne nous empêcherons pas de chanter tout en dansant.

Je tombe quelques fois, bois mon verre de vin, et retourne toujours à ma danse. Mia me fout une raclée, j’ai plus de 1000 points de retard. Alors, pour tenter d’avoir la chance de mon côté, j’attache mes cheveux en deux couettes hautes, et me vante déjà de ma victoire imminente. Je suis plus ou moins bien partie, et nous rions aux éclats tandis que notre poireau imaginaire tournoie dans les airs. Et puis, c’est le noir. L’obscurité sombre et lourde. Des tâches multicolores clignotent sur cet épais voile noir, je sens que la substance présente dans ces brownies joue des tours à ma vue. Je hurle longuement, et, de panique, me jette sur le sol. « Hanna… ». Un instant, j’oublie qui me parle, et j’étouffe un nouveau cri. Puis, je me souviens, et je ris bêtement. Je marche à quatre pattes en direction de la voix.

« Je suis là ! Enfin, là, par terre, à tes pieds je crois ? Non ? Ah, je ne trouve pas Jenny ! »

Jenny, c’est le nom que nous avions donné à la lampe, et ce après seulement quelques brownies. Pour aucune raison. Le nom nous a simplement inspiré. Ou plutôt, c’est la lampe qui nous a dit son nom. Je ne me souviens plus qui de nous deux l’a entendue nous le dire, m’enfin, Jenny reste Jenny. J’ai oublié où j’ai mis mon téléphone la dernière fois, j’espère juste ne pas l’avoir posé dans mon verre de vin. Je m’exclame, trépignant de joie en retrouvant Jenny, mais celle-ci refuse de s’allumer et de répandre sa douce lumière. Les plombs ont sauté, c’est bien ce que je craignais.

« Eh ! Ressaisis-toi Mia ! Les femmes ont le pouvoir, tu te souviens ? Nous n’avons pas besoin d’eux ! »

Je lève le poing, signe de détermination, avant de me souvenir qu’elle ne me voit pas. Bourrée, ou dans le cas présent, bourrée et tout sauf clean, j’ai des pulsions féministes. J’entends Mia donner un coup dans quelque chose et l’insulter dans toutes les langues. Est-ce que vous pensez que les meubles comprennent certaines langues ? Hanna, arrête tes conneries. Ils parlent français. « Tu sais où il est toi le truc pour les plombs ? ». Je me creuse la tête, levant les yeux au plafond, un doigt sur mon menton. Je ne me suis jamais posée la question…

« Non… Bon, on devrait peut être appeler les garçons finalement… », Et puis, je réalise. « Aaaah ! Mais comment on va faire, sans internet ? Nous sommes perdues ! Mia, qu’est-ce qu’on va devenir ?! »

Moi ? Dans l’excès ? Jamais. Je me concentre autant que j’en suis capable pour chercher une solution. Je me plante sur mes pieds d’un seul coup, prise d’une soudaine volonté de vaincre.

« Il y a des bougies dans le placard du haut, dans la cuisine ! ». Ne pas demander ce qu’elles font là. Ne jamais demander ce genre de choses dans une colocation de cinq personnes. « Viens ! »

Je cours vers la cuisine, m’entrave dans le tapis, rebondit sur le canapé, et termine ma course à plat ventre. J’éclate de rire, incapable de récupérer mon souffle. Pourtant, je parviens à me relever et à rejoindre la cuisine en me tenant aux murs. Je relève la tête, ne voyant que très peu les contours du placard dans cette si profonde obscurité. Comme si tout avait été gommé, et qu’il ne restait que les traces du crayon sur le papier du dessous. Je soupire très (trop) longuement. D’habitude, personne n’atteint jamais ce placard, il est comme condamné. Nous sommes trop petites, et même les garçons ont besoin de monter sur une chaise pour se hisser sur la pointe des pieds. Dans notre état, je sais que ce ne serait pas raisonnable de monter sur une chaise, avec notre sens de l’équilibre si altéré.

« On va devoir se faire la courte-échelle », je marmonne, dépitée, en direction vers l’endroit où je pense que mon amie se trouve.





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"Ne soit pas triste, quelle que soit l’ampleur de l’épreuve ! Souviens toi que ce qui t’arrive est un décret et un destin qui doit se réaliser et que l’obscurité de la nuit fini toujours par céder à la lumière du jour. " #TeamFéeChelou ©endlesslove.
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