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 La revanche des artistes [Daniel & Hannah]

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VALERY HANNAH
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MessageSujet: La revanche des artistes [Daniel & Hannah]   Lun 27 Juin - 14:20


La revanche des artistes





« Je veux me venger de mon mari » Je gribouille. « Je veux qu'il paie ! Qu'il souffre ! Qu'il meurt ! » Je ne la regarde toujours pas. Je continue de dessiner machinalement quelques cercles sur ma feuille à l'aveuglette.

- Allons madame Tully , il ne peux pas payer ou souffrir si il meurt. Voyez , la colère vous empêche d'être logique.

Et elle éclate en sanglot se vautrant désormais dans son fauteuil. Lorsque je lève les yeux, je ne peux m'empêcher de chercher à résoudre l'équation de ce corps mou, enroulé dans un si petit fauteuil. Mon automatisme fut de lui tendre la boite de mouchoir posée sur la table de chevet à ma droite. Bien que je ne lui proposais qu'un seul mouchoir , elle prit la boite à elle seule. « Je ne sais pas quoi faire. Il sera à la gallerie ce soir ! Lui et ses oeuvres minables »

- Le sont-elles ?

« Noooooooonnnn » s'écria t-elle longuement en pleurs. Un reniflement , un mouchoir pour aider , un résidu par terre. J'observe le peu de désordre qu'elle venait d'établir dans mon bureau. Une chance que nous n'étions pas dans ma maison, je n'aurais pas supporter un tel geste. La propreté , c'est important. La discipline l'est aussi autrement , où s'en va le monde ? Si nous devions agir comme bon nous semble sans règles quelconque alors cette ville tomberait en cendre en un instant. « Elles sont magnifiiiiiiques ! Il a l'oeil vous savez ? Je n'ai jamais vendu autant d'oeuvre et elles sont presque toute de luiiiiii » Un second mouchoir, un second résidu sur le plancher. Mon regard passe simultanément entre le plancher et ma patiente. Perdant patience , j'ouvre le tiroir de ma table de chevet et j'en sors un appareil polaroid. Je prend une photo d'elle ce qui a pour but de la faire sursauter. Une photographie sors de l'appareil et je la lui montre.

- Regardez-moi bien madame Tully, ça c'est vous. Vous pensez quoi de cette photo ?
- Je suis horrriiiibbbllee
- Exactement. C'est à cela que vous voulez ressembler ?
- Non mais c'est à cause de lui il ...
- Non , c'est à cause de vous. Qu'est-ce que vous voulez ? Vous voulez l'emporter sur lui n'est-ce pas ?
- Oui mais .... Mais je ne peux pas
- Si vous le pouvez. Il est un grand artiste vous dites ? Trouvez-en un meilleur
- Où ça ?
- Cherchez. Vous devez l'emporter sur votre mari en vous battant et non autrement et dès que vous sentez que vous allez recommencer à pleurer, tenez
Je lui tend la photographie que j'avais entre les mains Regardez cette photo et vous verrez que vous n'êtes pas jolie à voir dans cet état. Vous ne voulez pas être cette femme-là madame Tully. Ne le soyez pas.

Aussi dure avaient été mes paroles, elles avaient eu l'effet escompter sur madame Tully. Elle avait sourit , je lui ai redonné son sourire. La session se termina quelques minutes plus tard. En sortant de mon bureau, elle règle quelques détails avec ma secrétaire puis, arrivant pour sortir , elle s'arrêta soudainement. « Docteur Graham ! Docteur Graham » Alors que je retournais dans mon cabinet, je me retourne vers elle. « J'ignorais que vous étiez friand d'oeuvre d'art » Je lui souris et j'approuve ses dires. Je ne suis pas l'homme le plus sympathique de la planète lorsque mes sessions se termine mais j'allais faire un effort. J'étais en effet un grand consommateur d'art , il ne m'ennuyait donc pas débattre sur le sujet. Elle me pointa un tableau représentant un bateau. Une oeuvre offerte par ma cousine Agnès. Je lui fais signe que non de la tête

- Si vous pensez vous venger de votre mari avec ça c'est peine perdu, l'artiste est mort depuis des années.

« Oh ! De la photographie ! Vous n'avez que des peintures à l'exception de cette photo-là , de qui est-ce ? » À vrai dire, la question de ma patiente m'a un peu ébranlé. Je n'avais jamais remarqué ce cadre-là. Elle avait raison. Il n'y a que des peintures dans mon cabinet et juste là  se tenait un cadre avec une photo. Comment se fait-il ? Je fronce les sourcils cherchant la provenance de cet objet. Un cadeau d'un patient ? Non je ne crois pas. Et soudainement j'ai un drôle de goût dans la bouche en songeant à une chevelure bouclée. Une chevelure brune si je ne me trompe pas. J'hausse machinalement des épaules désintéressé.

- Aucune idée. Bonne chance pour votre chasse à l'artiste madame Tully.

Dis-je à la hâte avant de retourner dans mon cabinet. Lorsque cette gentille madame Tully eu quitté , mon collègue James est venu me voir. James est un ami de longue date , nous avons ouvert notre cabinet ensemble. Nous sommes le ying et le yang dans notre milieu. Lui avait beaucoup de facilité avec les clients. Il avait la touche comme on dit. James me propose d'aller diner ce qui me semble une excellente idée. De toute manière je n'avais aucun rendez-vous pour le restant de la journée et j'ignorais ce que j'allais pouvoir faire du reste de mon temps. Nous sommes passés à la fromagerie. Je voulais choisir quelques fromages exquis pour un souper demain soir. James avait organisé un vin et fromage pour me présenter un mannequin vingt ans plus jeune que lui dont il ne se souvenait plus du nom mais avec qui il filait le parfait amour. Et tandis qu'il blablatait à coté de moi sur le poids de sa nouvelle trouvaille , j'observais méticuleusement tout les choix de fromage devant moi. L'homme du magasin me proposa de me faire goûter quelques échantillons ce que je fis volontier. James de son coté , touchais à tout , il prenais de nombreux fromage , pour lire l'étiquette, pour les sentir même s'il n'y connaissais rien. Son besoin de toucher à tout, ça m'écoeurait bien franchement. Le voir parler sans arrêt et poser le doigts sur les produits, ça allait finir par me donner un mal de crâne à force. Des petits choses comme ça dans la vie que je ne supporte tout simplement pas.
Un bruit de sonnette à l'entrée. James qui arrête de parler. La paix qui s'était installée l'espace de quelques secondes. J'essai un second échantillon. Un fromage vieillit m'a dit le connaisseur. Je prend le temps de goûter les saveurs. « Tu as vu la brune ? » Dans un réflex , je regarde par-dessus mon épaule et je reconnais un visage familier. Je me tourne aussitôt vers l'avant redonnant le bâtonnet offert à des fins de dégustation.

- Non - Répondis-je aussitôt à James. Je le vois du coin de l'oeil qui lance un salue de la tête à la jeune femme qui venais d'entrer.

Pourquoi il est comme ça ? Pourquoi il fallait que James soit comme ça ? C'est mon meilleur ami certes mais il y a des jours où je ne le supporte tout simplement pas. Comme en ce moment. Et je l'entends parler avec elle. Ah ! James le sympathique ! Le généreux et sympathique psychologue de Quertal ! La particularité de sa sympathie est qu'elle est présente uniquement lorsqu'une belle femme apparait. Je signale au fromager que je vais prendre les deux produit que j'avais goûter. J'étais plus difficile que ça habituellement mais pour l'heure, je voulais sortir.  Je viendrai en acheter plus tard probablement. La main de James se pose sur mon épaule et me tire vers lui « Photographe ? C'est vrai ça ? Mon collègue Daniel se cherche justement une artiste à présenter pour une patiente qui a une galerie ». Je vous avoue que j'ai l'air un peu perdu. Je n'avais aucunement suivi la conversation. Je regarde mon collègue , les sourcils froncés et finalement je regarde la jeune femme à qui il s'adresse. Je n'ose rien dire , un maigre sourire se glisse sur mon visage. Je ne me souviens pas totalement d'elle mais quelques souvenirs un peu floues me parviennent. Le genre de souvenir qui ternit une réputation. Je tend la main avec un certain recul

- Je ne cherche pas , c'est elle qui ....

« Mais oui tu cherche, il s'investit tellement pour ses patients » James tu en fais trop. Tu en fais toujours trop. Même quand tu choisis des foutus fromages tu en fais trop.






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MessageSujet: Re: La revanche des artistes [Daniel & Hannah]   Mer 29 Juin - 12:17


La revanche des artistes




Une tasse de café fumante entre les doigts, la joue appuyée contre ma main, je regarde distraitement mon ordinateur portable. Je navigue entre plusieurs onglets depuis une heure déjà, sans vraiment savoir ce que je cherche. Je parcours les annonces de recherche de photographe… en vain. Je ne suis pas vraiment du genre à photographier des dénommées « Princesse », chihuahua de 3 ans, portant un petit ensemble pailleté, sur un fond représentant un lac et des cygnes. Rien qu’à y penser, je grimace et porte la tasse à mes lèvres, laissant la caféine se répandre dans mon corps. Je ferme les yeux pendant une seconde, tandis que les rayons du soleil matinaux caressent mon visage.
Soudainement, un bruit caractéristique de l’arrivée d’un mail survient. Je me précipite sur l’onglet de ma messagerie professionnelle pour constater avec surprise qu’elle a enfin daigné ne plus être vide. Cela faisait des mois que je n’avais pas eu de client sérieux, devant me contenter de petites « missions » anodines comme celle d’immortaliser la fête d’un petit village voisin, ou encore de photographier une bande d’amies pour l’enterrement de vie de jeune fille de l’une d’elles. Enfin, ça, c’était encore lorsqu’il se passait quelque chose. Le reste du temps, j’assouvissais mes besoins de photographe en mitraillant mes colocataires. Ceux-ci avaient fini par se cacher en traversant les couloirs, et par inventer des noms de code pour prévenir de mon arrivée ou de ma présence dans une pièce.
Je clique alors avec empressement sur ce mail tout droit descendu du ciel. Avec un peu trop d’empressement, sans doute, puisque je clique en réalité sur la publicité qui se trouvait juste à côté, et entend vanter les mérites d’un tout nouveau programme de diet. Mon regard se pose un instant sur les viennoiseries que j’engloutissais juste avant. Oui, bon, tout le monde a le droit de faire des écarts, non ? J’ouvre enfin le précieux mail et découvre avec une joie non dissimulée ce que l’on me charge de faire. Le décor souhaité, les envies de cette chère cliente, tout m’inspire de merveilleuses photographies qui pourront figurer dans mon book. Un grand sourire se dessine sur mes lèvres tandis que je me hâte de taper une réponse. Enfin !


Cela fait une vingtaine de minutes que j’essaie de prendre ma cliente en photo, mais impossible pour elle de rester tranquille. Elle grimace plus qu’elle ne souris et m’a tout l’air d’avoir une envie pressante. Je lui demande plusieurs fois si tout va bien, et plaisante à plusieurs reprises pour la détendre. Mais rien n’y fait, j’ai toujours l’impression qu’elle peut exploser à tout moment. Je me déplace afin de bénéficier d’un meilleur effet de lumière et, toujours en souriant, lui intime de redresser la tête. A la place, elle grimace et joue avec ses doigts. Mais qu’est-ce qui ne va pas, avec elle ? Je baisse mon appareil et la regarde. Elle ose enfin se tourner vers moi.
« Je suis désolée, je suis vraiment stressée… »
« Est-ce qu’il y a quelque chose que je peux faire pour vous ? », je lui propose mon aide avec un sourire encourageant. Elle est ma première cliente depuis plusieurs mois, et j’ai vraiment besoin que la séance se passe bien.
« A vrai dire, il y a bien quelque chose que vous pouvez faire… Il n’y a qu’une seule chose qui m’apaise. Je voulais en amener, mais je n’en avais plus… », M’annonce-t-elle, gênée.
« De quoi s’agit-il ? »
« De fromage. »
Je crois avoir mal entendu alors je lui fais répéter. Il s’agit bien de fromage. Elle commence alors un éloge des fromages que l’on fait à Quertal, m’informant qu’il s’agirait des meilleurs de toute la Suisse. Je ne l’arrête plus. Elle ne semble pas disposée à arrêter de débiter tout un flot de paroles. Alors j’en profite pour capturer rapidement la joie sur son visage à cet instant, avant de lui promettre de revenir le lendemain avec les fromages tant désirés.




En pénétrant dans la petite fromagerie et en voyant tous les noms de fromages, je me demande sincèrement ce que je fais là. Je jette un coup d’œil au bout de papier sur lequel j’ai gribouillé « Sbrinz + Tête de Moine ». Nous voilà bien ! Et puis, qu’est-ce que c’est que ces noms, encore ?
J’entends une voix masculine s’adresser à moi et je relève les yeux. Il me fait clairement du rentre-dedans et n’essaie pas une seule seconde de le cacher. Le tout avec une politesse qu’il m’est rarement donné de voir. Je lui réponds alors, souriante, qu’il est normal qu’il ne m’ait jamais vu ici puisque c’est la première fois que je mets les pieds dans une fromagerie, chose dont je me serais passée. J’ajoute simplement que c’est pour un besoin professionnel. Je ne sais pas s’il est vraiment intéressé par ce que je dis, mais il semble en tout cas bien trop enthousiaste pour cacher un quelconque ennui. Il a même l’air emballé à l’idée de deviner quel est mon métier. Amusée, je nie être cuisinière. S’il savait que la dernière fois que j’ai essayé de cuisiner, l’omelette a pris feu et s’est retrouvée projetée contre la fenêtre avant de retomber sur les genoux de ma colocataire…
« Je suis photographe, en fait ! Et il ne faut pas me demander ce que le fromage vient faire dans mon métier, parce que je me le demande encore… ».
Je vois son regard s’illuminer, et il tire un autre homme vers nous. « Photographe ? C'est vrai ça ? Mon collègue Daniel se cherche justement une artiste à présenter pour une patiente qui a une galerie ». Tous mes sens sont en éveil à cette annonce, et je focalise mon attention sur ce Daniel. Son prénom me rappelle quelque chose. J’ai une plutôt bonne mémoire visuelle, ce qui m’est très utile dans mon travail… ou pour me souvenir des personnes que j’ai croisées. Particulièrement celles avec qui la soirée a commencé autour d’un verre et a fini dans bien d’autres circonstances. Et son visage m’est très familier, assez pour le replacer dans un contexte pour le moins alcoolisé.
Saisissant ma chance, je serre avec assurance la main qu’il me tend et plante mon regard dans le sien, un grand sourire sur les lèvres.
« Je m’appelle Hanna Lancaster, photographe, et je serais ravie d’être cette artiste à présenter. »
Mon sourire a un quelque chose de taquin lorsque je prononce mon prénom, parce que je suis convaincue qu’il n’arrivait pas à mettre un nom sur mon visage, de la même façon que je n’aurais pas réussi à le faire pour lui si son ami ne me l’avait pas dit. La vérité, c’est que je m’amuse beaucoup de cette situation. Je présume que son ami ne doit pas être au courant que ce n’est pas exactement la première fois que l’on se voit, sinon il ne serait peut être pas si enjoué à l’idée de nous mettre en contact. De même, je vois bien que Daniel n’est pas emballé par cette idée. Mais c’est le cadet de mes soucis. Et puis, après tout, être présenté au propriétaire d’une galerie, ce n’est pas rien dans la vie d’un artiste ! Je suis rarement entreprenante avec ma carrière, voire jamais, mais je sais que c’est une occasion à ne laisser passer sous aucun prétexte. Si je pouvais exposer mes clichés, ce serait grandiose. Si on me les achetait à bon prix, ce serait tout aussi appréciable que d’avoir une nouvelle clientèle. Ou une clientèle tout court. Bref, quiconque qui ne soit pas une femme névrosée, calmant ses tensions à grandes bouchées de fromage.
« D’ailleurs, mon emploi du temps est plutôt vide ces derniers temps, alors il ne posera aucun problème. »
Oui, je suis désespérée, et oui, j’évite d’avance l’excuse du « je pense qu’elle a mieux à faire ». Harceler mes colocataires n’est pas quelque chose de mieux à faire que de rencontrer la propriétaire d’une galerie, qui plus est à la recherche d’un artiste. Je replace une mèche de cheveux derrière mon oreille et pose une main sur ma hanche. L’air de dire que je suis assurément celle qui leur faut, tout en les suppliant secrètement de me sauver de la folle aux fromages.



Spoiler:
 




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MessageSujet: Re: La revanche des artistes [Daniel & Hannah]   Sam 2 Juil - 18:18


La revanche des artistes




Je me souviens lorsque j'entamais ma vingtaine, peu de chose m'énervais dans la vie. Si peu de choses. Et aujourd'hui , dans ma quarantaine, trop de choses m'énervais. Parmi ses innombrables choses il y avait les occasions où mon ami James me présentait une jeune femme. Toujours bien trop jeune pour lui. Cela devenais une variable récurrente dans son cas. Un autre fait qui ne change pas : L'air que j'ai à chaque fois. Un air gêné qui n'est évidemment, pas intéressé. Dans ce cas-ci , quelque chose change. Le trouble dans mon regard. Des boucles brunes. Le même souvenir flou que tout à l'heure, lorsque j'ai constaté qu'il y avait une photographie parmi toutes les peintures dans mon bureau. Ma main tendue vers elle n'avait aucune assurance mais celle qui l'avait prise c'était tout le contraire. Une confiance effroyable , une poignée de main qui se voulait convaincante. « Je m’appelle Hanna Lancaster, photographe, et je serais ravie d’être cette artiste à présenter. »  Tandis qu'elle serrait ma main, je me penche vers elle, les yeux plissés. J'avais bien noté la façon avec laquelle elle s'était présenté et son petit sourire. Une petite complicité chez elle. Et là je l'ai reconnue. Je me redresse d'un coup et je ne cesse de la regarder avec la même complicité. Lui serrant toujours la main depuis tout à l'heure. J'aurais bien eu envie de lui demander : " Hannah .... Hannah Tequila-Rhum ? " mais ce ne serait pas approprié devant James et encore moins dans une fromagerie. J'hausse les sourcils surpris par son avancement. En quelques secondes à peine , la sauveuse de Madame Tully avait fait son apparition. Dommage que je ne sois pas madame Tully. Confus, je tourne lentement la tête vers James à coté de moi qui lui, était plus qu'enchanté par cette artiste. Il me lâche un large sourire , celui qu'il m'a fait quand il a essayé de me convaincre d'adopter un chat. Et moi , je lui fais le même air qu'à l'époque : Un air de sermon : Non James, nous n'adopterons pas de photographe aujourd'hui. Je finis par regarder de nouveau la jeune artiste.

- Hannah ... Lancaster oui bien sûr.

Elle voudrait donc que je la présente à Madame Tully. Mais quelle assurance. Croyait-elle que parce qu'elle m'avait vu faiblir devant l'alcool, que j'allais faiblir devant une jolie femme, comme James ? C'était bien ce qu'elle avait l'air de penser. Un sourire apparait au coin de mes lèvres. Oh mademoiselle Lancaster, je ne suis pas James et je ne suis pas saoul non plus. Je ne serai pas aussi facile à convaincre que je ne l'ai été dans ce bar. Certes il ne me coûte rien de l'introduire dans cette galerie sauf une : Mon temps. L'exposition ayant lieu ce soir, il me faudrait y passer la soirée , ce que je n'ai pas envie de faire. Rester là , debout parmi tout ces gens, endurer Madame Tully pour la deuxième fois dans ma journée. Il en était hors de question. Je ne me souviens pas d'une étiquette sur mon cabinet indiquant que je faisais dans la charité. « D’ailleurs, mon emploi du temps est plutôt vide ces derniers temps, alors il ne posera aucun problème. » Et je l'observe un moment. Je sens son regard à elle et celui de James se poser sur moi. Apparemment, on attendais mon verdict. Je me sentais comme le juge qui déclare sa sentence aux accusés. L'enjeux en était presque aussi grand. M'enfermer dans une galerie ce soir ou non ? J'avais l'impression de retourner à cette époque avec Agnès lorsque je l'accompagnais naïvement à tout ses défilés et shooting photo. Pas question d'y retourner. Le fromager vint me sauver de la situation en me tendant un sac contenant mes deux fromages emballés. Je l'attrape vivement d'une seule main et je déclare aux deux personnes présente.

- Quelle chance vous avez mademoiselle Lancaster. Je vous contacterai

Dis-je distrais passant entre eux deux pour sortir de la fromagerie. James pousse un long soupire et regarde Hannah Lancaster. « Il n'a pas pris votre numéro n'est-ce pas ? » dit-il pour lui faire comprendre que je n'avais pas l'intention de contacter qui que ce soit. Il penche la tête. « Il faut l'excuser il est .... Enfin, l'exposition est ce soir. Ne le laissez pas vous traiter comme ça Hannah. » Le temps d'Hannah était compté car le temps tourne et si elle loupe cette exposition ce soir , elle pourrait bien passer à coté de quelque chose de grandiose pour sa carrière. Fort heureusement, elle avait eu un petit coup de chance étant la suivante : Elle était jeune, elle était belle et elle avait rencontré James. James raffole des jolies jeunes filles et pour la peine , il se permis de l'aider. « Vous connaissez un petit restaurant italien à l'impasse des mésanges ? C'est là qu'il va » Il lui offre un poli sourire avant de sortir. Il savait où je me dirigeais car c'était là que nous devions aller après la fromagerie et puisque je ne me prépare jamais à manger, il était tout naturel que j'aille au restaurant.

J'y étais donc quelques minutes plus tard. J'ai demandé au serveur de me garder mes fromages au frigo. J'ignore si c'est quelque chose qui se fait mais j'ai pris pour acquis que oui. On me servis du pain à l'ail comme entrée et tandis que j'en pris une bouché , bien satisfait, je vois apparaitre une chevelure brune. Je plisse les yeux. C'est pas vrai .... J'étais maudit. Comment m'a t-elle retrouvé ? Il devait y avoir du James là-dessous. Cet homme me pourrit la vie décidément. En la voyant, je la regarde découragé.

- Tient donc mademoiselle Lancaster. Vous n'abandonnez donc jamais de ce que j'ai compris Dis-je innocemment

Je prend une gorgée de mon verre d'eau puis après l'avoir déposé je m'exclame.

- Ce n'est pas moi qui ai une galerie vous savez. Vous perdez votre temps

Je jouais l'innocent certes mais dans le seul but d'essayer de m'éclipser de cette horrible soirée qui s'offrait à moi.




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MessageSujet: Re: La revanche des artistes [Daniel & Hannah]   Sam 16 Juil - 1:23


La revanche des artistes



Tandis que mon ton assuré se heurte à lui, le dénommé Daniel se redresse subitement. Comme s’il venait de prendre conscience de quelque chose de plus ou moins important. C’est lorsqu’il me regarde avec la même complicité que je sais que les souvenirs ont refait surface. Et tandis que nous nous serrons continuellement la main, un petit sourire, des regards entendus, son ami ne se doute toujours de rien. Je le vois d’ailleurs du coin de l’œil adresser un grand sourire à son ami. Il a cet air du chat botté, celui rendu célèbre par sa capacité à attendrir le plus froid des cœurs de pierre. Ce regard qui ferait fondre un volcan en éruption. J’aime beaucoup les dessins animés. « Hannah ... Lancaster oui bien sûr. ». Je sens toujours une grande réticence en lui, et je prierai bien intérieurement pour qu’il ne me renvoie pas dans mes fromages, si seulement je ne disposais pas d’une si grande assurance. Assurance ne faisant qu’accroître de minutes en minutes, justement parce que je refuse de retourner dans mes fromages. Et Daniel a l’air de ne pas être facilement influençable. Je vais avoir du fil à retordre et quelque part, c’est ce qui me plait bien. Obtenir ce que je veux, me battre pour cela, et que rien ne soit trop facile. Les hommes comme son ami avaient tendance à tout m’offrir après un simple sourire, probablement parce qu’ils en attendent plus. Et c’est tout à mon avantage. Cependant, si je pouvais occuper mon temps autrement qu’en courant après les clients et leur chihuahua vêtus de vêtements plus chers que le contenu de mon compte en banque… eh bien je n’allais surement pas cracher dans la soupe. Soit dit en passant, j’ai toujours trouvé cette expression immonde.

Le fromager donne ses produits à Daniel, et celui-ci déclare d’un ton sans appel qu’il me contactera. Je fronce les sourcils en le voyant sortir précipitamment de la fromagerie. Je n’ai pas le temps de réagir. «Il n'a pas pris votre numéro n'est-ce pas ? ». La voix de l’homme me tire de ma stupeur. Je secoue la tête, outrée. Ma galerie d’art ! Noon ! Elle s’enfuie sous mes yeux. Et je n’ai le temps de rien faire, si ce n’est de me lamenter sur ma précieuse ex-futur galerie d’art. Il faut que je trouve un moyen de lui faire entendre raison coûte que coûte. « Il faut l'excuser il est .... Enfin, l'exposition est ce soir. Ne le laissez pas vous traiter comme ça Hannah. ». Je soupire et le regarde, incertaine.

« Vous avez quelque chose en tête ? »

J’affiche ce petit air triste, celui-là même qui m’est si souvent utile. Celui qui n’est généralement que comédie. Mais à cet instant, il y a une part de vérité, rien qu’en pensant la folle aux fromages. J’ai presque envie de pleurer en pensant à ce balais sur pattes qui va me payer une misère, et me demander de poser avec son « Tête de moine ». Manquerait plus qu’elle s’habille en laitière et ramène ses vaches et ses chèvres. Ce serait le gâteau sur la cerise. Je me vois déjà publiée dans le magasine agricole du coin, juste à côté de l’annonce sur les ventes de jambon. Non, non, non. Pitié, sauvez-moi. Je veux du grandiose, quelque chose de fabuleux ! Et un fromage, ce n’est ni grandiose, ni fabuleux ! Ça schlingue, c’est tout ce que ça sait faire. « Vous connaissez un petit restaurant italien à l'impasse des mésanges ? C'est là qu'il va ». Et le voilà. Mon sauveur. Mon héro. L’image de moi tenant une dizaine de fromages s’efface, et je me vois à présent dans une galerie d’art. Je suis peut être du genre à mettre la charrue avant les bœufs, mais tant qu’il n’est pas question de fromage, je m’en formalise peu. Je remercie grandement son ami, un immense sourire étirant mes lèvres, abandonne mes fromages, et me dirige vers la sortie. Direction : le restaurant italien ! Bien sûr, rien n’était gagné, loin de là. Mais rien n’était perdu non plus. Et puisque j’ai tendance à ne voir les choses que du côté positif, et à ignorer le côté négatif, j’ai foncé vers mon objectif.



En rentrant dans le petit restaurant, j’ai essayé de récupérer un peu de contenance. J’ai replacé mes cheveux, relevé le menton, et j’ai tenté de marcher sans embarquer les chaises des clients sur mon passage. Je le repère enfin, à une table plutôt éloignée du centre de la salle, et me dirige vers lui. Enfin, je me poste à ses côtés.

« Du pain à l’ail ? Pas terrible pour l’haleine. »

Lorsqu’il me regarde, exaspéré, je ne peux réprimer un sourire. Oui, c’est cet effet que je fais aux gens.

« Mh, abandonner ne fait effectivement pas partie de mon vocabulaire, non. Abandonner, c’est même assez contre-productif », je lance, amusée.

Lorsque je l’entends nier son implication dans ce fameux projet, je sais que la discussion risque d’être longue. Nous avons l’air d’être tous deux aussi têtus l’un que l’autre. Et je n’abandonne jamais. « Je peux ? » je demande, désignant l’une des chaises vides, et n’attendant pas de réponse avant de prendre place. Il ne manquerait plus qu’il me dise « non », et j’aurais eu l’air fine !

« Non, effectivement, mais vous connaissez la personne qui possède cette galerie. Ce qui, malheureusement, fait de vous la personne idéale à qui s’adresser ». Je souris et incline la tête d’un air mutin. « Cette patiente, vous pouvez l’aider en lui présentant un artiste, right? Et vous refusez d’avoir à faire à ce genre de galère, toujours vrai ? Les artistes motivés, ça ne court pas les rues, alors elle ne risque pas de trouver de si tôt. Et vous allez la revoir dans peu de temps, dévastée, à vous raconter comme elle peine à trouver un artiste qui vaut le coup. Elle va déprimer, encore et encore, jusqu’à ce que vous lâchiez mon nom. Alors autant économiser du temps, n’est-ce pas ? »

Je remercie encore silencieusement James de m'avoir rappelé qu'il était psychologue. C'est fou ce qu'on peut oublier après quelques tequila. Si ça se trouve, cette patiente est sa préférée, et il aurait tout intérêt à ne pas lui donner cette solution. De plus, je me doute bien que je ne suis pas la meilleure artiste de tout Quertal ou de Bienne, mais je suis là, et les autre pas. Ça doit compter un minimum, non ? Je m’appuie sur le dossier de ma chaise et croise les jambes sous la table. J’ai bien l’intention de lui montrer qu’il ne se débarrassera pas de moi, même s’il le désire plus que tout au monde. Il ne sait pas à quel point je suis désespérée, et j’ai désespérément besoin d’échapper à la folie des fromages, ainsi que désespérément besoin de relancer ma carrière. Mais ça, je me garde bien de le lui dire. Les choses négatives, si je ne les vois pas, elles n’existent pas.



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MessageSujet: Re: La revanche des artistes [Daniel & Hannah]   Jeu 21 Juil - 3:00


La revanche des artistes




Lorsque mon pain à l'ail s'est posé devant moi , une touche de regret m'a traversé. Je m'étais littéralement enfui de cette fromagerie. J'avais aussi abandonné une jeune photographe à son sort alors qu'elle aurait eu besoin de mon aide. Et l'effort demandé n'était pas énorme. J'aurais pu faire quelque chose mais non. J'étais incorrigible. J'attendais déjà le sermon de James demain au cabinet. Il me trouvait très gauche avec le peuple. Encore plus avec les femmes puisque pour lui c'était un point d'une importance capitale. Cependant, il ne me demande jamais d'où provient mon renfermement. Il est convaincu que cela a un rapport avec mon divorce ou encore avec Melody. Il se trompe. Je n'oserai jamais lui dire, préférant le maintenir dans cette espèce d'illusion. Je profitais donc de mes malheurs pour que mon meilleur ami me fiche la paix. La grande vérité est que j'ai toujours été gauche avec les femmes. J'ai toujours passé à coté. Dans ma vingtaine, j'avais Agnès qui vivait chez moi et c'était la touche féminine nécessaire à ma vie. Je ne prenais donc que les aventures d'un soir sans être pour autant un coureur de jupon. J'étais très sympathique à cet âge et je demeurais un brave garçon. J'étais honnête avec mes conquêtes , je jouais les innocents et bien que cette tactique ne fonctionne pas pour tout le monde, j'avais le sourire et les mots qu'il fallait pour qu'elles me garde comme un bon souvenir. J'aurais continué comme ça longtemps s'il n'y avait pas eu ma femme mais elle , elle s'était imposée et je l'avais laissée faire sans chigner. C'est elle qui a décidé qu'on se mariait. Je l'ai laissée mener ma vie sans un mot , sans m'interposer. Cela m'arrangeais à vrai dire. Je voulais la vie parfaite, comme tout le monde. Le rêve américain dont on rêve tous. Je l'ai eu et je peux donc vous dire aujourd'hui que ça ne valait pas la chandelle. Cette vie ne valait pas un clou et je n'y retournerai pour rien au monde.

Je suis donc devenu l'homme que je suis aujourd'hui. Toujours aussi gauche , perdu par moment mais bien vivant. Les yeux d'Hannah Lancaster n'avait donc aucune emprise sur moi à moins que ce soit pour une autre aventure mais encore , je ne ferai aucun échange. C'est quelque chose qui me semble bien malsain, créer des attentes à quelqu'un dans le but d'obtenir une faveur. J'étais donc entièrement détaché. L'honnêteté , comme je l'ai toujours fais. Si Hannah Lancaster voulait obtenir le droit d'entrer dans cette galerie, elle devra le faire sans user de ses atouts. Ceux qui avait fait tomber James dès la première minute. Fort heureusement , je ne suis pas comme lui.

Tout s'est passé très vite. Une brune à l'entrée, une brune à mes cotés et un pain à l'ail entre mes doigts. Je suis surpris, exaspéré et impressionné de la voir s'accrocher autant à son avenir. Tant d'ambition , j'aurais aimé avoir une élève comme elle. Mais je ne suis pas enseignant. En tout cas, pas aujourd'hui. Aujourd'hui , je suis sur mes heures libres et j'avais eu l'espoir futile de manger un bon repas et oublier ma lâcheté des dernières minutes mais c'était impossible : Une certaine brune s'accrochait. « Du pain à l’ail ? Pas terrible pour l’haleine. » Je lui administre un mince sourire , celui que l'on prend lorsque l'on reçoit une petite attaque. Ce sourire s'est glissé sur le coin de mes lèvres , mi-poli , mi-agacé.

- Ce n'est pas si terrible lorsqu'on est seul à une table.

Je me penche légèrement vers elle et je lui dit à voix basse.

- Mais lorsqu'on est deux , c'est un vrai supplice en effet.

Et sur ce, je mord dans mon pain à l'ail sans détacher mes yeux des siens comme si je m'adonnais à une espèce de petite joute. Comme si je voulais punir son ambition et son audace. La convaincre que j'étais difficile à mes heures. Comme en ce moment. Même si j'avais l'air de détester la présence de la brune, ce n'était pas réellement le cas. Pour la simple et bonne raison que nous nous connaissions déjà et que nous avions déjà eu une longue discussion animée de choses incohérentes. Je la savais donc amusante et spontanée ce qui m'empêchais en partie de la classer parmi les autres humains que je dédaigne. « Mh, abandonner ne fait effectivement pas partie de mon vocabulaire, non. Abandonner, c’est même assez contre-productif »  J'attrape une serviette posée sur la table et je la tire vers moi. Je sors un crayon de la poche de ma chemise et je me met à crayonner avec le même sérieux qu'un chirurgien en plein travail. Je pose le crayon sur la table et je glisse la serviette vers la jeune femme. Il y avait écrit le mot " Abandonner ".

- Tenez, c'est pour votre vocabulaire, il n'est pas trop tard pour l'ajouter. Je peux vous l'épeler si cela peux aider.

Elle comprend finalement que j'étais parfois tête dure. Ma voisine , madame Dupin , n'a toujours pas compris. Elle m'emmène constamment des légumes verts de son jardin , que je balance à l'extérieur, dans ma cour pour les lapins. Elle garde toujours espoir que je soigne mon alimentation. Elle ne comprend pas que je suis un adulte et ce , depuis longtemps déjà et que des légumes, j'en mange que si j'en éprouve le besoin. Et puis, pour les manger , il faudrait que je les cuisine et là , il s'agit d'une véritable misère. Mademoiselle Lancaster me demande si elle peut prendre place et bien qu'elle le fasse sans attendre mon avis, je lui réprime tout de même un air qui s'adonnait à l'évidence même : Je ne parviendrai pas à la faire partir de toute façon et puis, nous avions entamé une petite partie d'échec. J'étais curieux de voir comment elle allait s'y prendre pour me convaincre d'aller m'enfermer dans une galerie ce soir. D'ailleurs, dans ce domaine, elle excellait. Elle avait de très bon arguments : « [...] Les artistes motivés, ça ne court pas les rues, alors elle ne risque pas de trouver de si tôt. Et vous allez la revoir dans peu de temps, dévastée, à vous raconter comme elle peine à trouver un artiste qui vaut le coup. Elle va déprimer, encore et encore, jusqu’à ce que vous lâchiez mon nom. Alors autant économiser du temps, n’est-ce pas ? » La serveuse se présente devant nous avec un menu. « Vous attendiez quelqu'un ? Tenez un menu mademloiselle »

- Non elle ne .... Et je me résigne en voyant le menu posé devant la brune. Mes yeux posés sur mademoiselle Lancaster , je soupire. À quoi bon se battre avec elle, je n'allais pas manger devant elle non plus et la laisser jeûner. Je ne suis pas un tyran tout de même.

J'ouvre mon menu à moi aussi puisque j'avais uniquement commandé une entrée et une boisson. Sans détacher mes yeux des choix qui nous sont offerts , je m'adresse à la charmante ambitieuse devant moi.

- Hé bien madame Lancaster , je vis grâce à des gens malheureux. Dès qu'ils sont heureux , ils ne viennent plus me voir ce qui me fait un revenu en moins à chaque fois. Donc, dans ma profession , réellement aider les gens n'est pas profitable.

Et je lève les yeux vers elle avec un charmant sourire. Je faisais le grincheux mais je ne pensais pas un mot de ce que je disais. Il s'agissais-là uniquement d'un argument. Elle était sans savoir que je refusais moi-même des clients. Ma profession ne m'animait plus autant qu'avant et je ne prenais désormais que certains cas, uniquement ceux qui constitue un défi ou qui m'anime. De toute façon , je vis seul , je n'ai aucune dépense de taille dans mon carnet et de plus, j'offrais des cours à l'université. Je ne pensais pas à l'argent. Je ne faisais que voguer dans ce monde sans vraiment savoir quoi faire de ma peau. Je respirais , ce qui était largement suffisant. Faisant comme de rien, comme si ma réplique n'avais rien de cruelle, je me penche de nouveau vers mon menu et je m'adresse à elle.

- Regardez le numéro 7 , qu'en pensez-vous ? Les nouilles aux crevette ou bien les pommes de terres aux four ?





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MessageSujet: Re: La revanche des artistes [Daniel & Hannah]   Sam 30 Juil - 0:03


La revanche des artistes



Je ne peux que sourire, amusée, à la petite pique qu’il me lance. C’est de bonne guerre. Et pour dire vrai, je me contrebalance de l’haleine qu’il peut avoir. Je ne suis pas venue lui faire des avances, je suis venue parce que j’ai vu une opportunité que je me suis interdite d’ignorer. Alors il peut bien manger toute la réserve de pain à l’ail de ce restaurant, je ne le lâcherai pas d’une semelle. S’il y a une chose que je déteste d’avantage que d’abandonner, c’est d’être forcée d’abandonner. Je me suis toujours battue pour faire ce que j’ai décidé. Pour que personne n’ait une quelconque emprise sur moi. Le chemin a été long et vertueux, surtout pour une fille qui a toujours trainé dans des bandes essentiellement masculines. Et devinez quoi ? J’ai plutôt bien réussi. Maintenant, je vais creuser autant que je le peux pour cette opportunité. Et si jamais je me rendais compte qu’il n’y a rien que je puisse faire qui me permettrait d’obtenir ce que je veux, alors je n’aurais qu’une solution. Abandonner, et prétendre d’une que ça ne m’atteint pas, et de deux, que cet abandon ne découle que de ma seule volonté.

Le psychologue gribouille quelque chose sur sa serviette de table, à l’aide d’un crayon qu’il vient de tirer de la poche de sa chemise. Je l’observe, silencieuse, une pointe de curiosité dans le regard. Et après quelques secondes, le voilà qui glisse la serviette vers moi. Je ris légèrement, narquoise, et plisse les yeux.

« C’est trop aimable, merci beaucoup. Et si vous pouviez aussi me donner votre définition de ce mot, peut-être seriez vous comblé ? »

Je prends la serviette comme s’il s’agissait d’une information précieuse. Aucun doute que je ne compte pas abandonner quoi que ce soit, ce serait mal me connaître. Je suppose qu’il ne se fait pas non plus d’idées à ce sujet, nos plaisanteries n’influant en rien ma détermination. Je vais devoir tout essayer. Je vais devoir mettre toutes les chances de mon côté pour obtenir son aide, que je la mérite ou non, d’ailleurs.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé ma vie comme elle venait. J’ai toujours vu la beauté dans chaque moment, qu’ils soient joyeux ou tristes. J’ai toujours aimé ma vie. Non pas qu’elle soit exemplaire, loin de là. Justement. Je me revois simplement, gamine, jouant à ce jeu étrange. Face contre un arbre, les yeux dissimulés derrière ses mains, quelqu’un criait « un, deux, trois… soleil ! ». A cet instant, une seule chose comptait. Ne pas se faire voir. Comme si le fait que l’on ne nous voit pas signifiait que nous n’avions pas vraiment bougé. Que nos actions ne s’étaient jamais réalisées. Comme une ellipse dans le temps. Un trou noir. Je suppose qu’en grandissant, j’ai intégré ce trou noir à ma vie. Tant que je ne regarde pas ce qui me rend triste, ce n’est pas là. Alors je me nourris de tous ces instants originaux, de tout ce qui fait de moi quelqu’un de libre. C’est ça. La liberté d’harceler quelqu’un pour quelque chose qui me tient à cœur. Ces derniers temps, j’ai cette sensation dans mon ventre. Comme si mon estomac se nouait, et se dénouait sans arrêt. Plus les secondes s’écoulent, plus j’envisage ce qui me semblait inaccessible. M’ancrer à quelque chose. Un travail stable qui nécessiterait des sacrifices, par exemple. Et à la fois, un travail qui me permet d’aller où je le veux. Dans les montagnes, dans les forêts…
Être photographe a toujours été mon rêve, mais j’étais peut être trop effrayée à l’idée de me battre. Et il y a tant d’autres choses que je garde au fond de moi, des choses importantes, des choses futiles, des choses vues et revues. Toutes ces petites choses qui font de moi ce que je suis. Et certaines dont j’oublie l’existence, parce que c’est de cela que je tire ma joie de vivre.

Ces petits détails futiles, comme ce serveur qui suppose à tort que ma présence était attendue, ces détails même me donnent le sourire. Je ne peux m’empêcher de plaindre un peu cet homme qui, en pénétrant dans cette fromagerie, n’avait rien demandé. Surtout pas d’être attaché à quelqu’un comme moi, et pourtant. Un menu se retrouve ouvert devant mes yeux avant d’avoir pu dire quoi que ce soit. « Hé bien madame Lancaster , je vis grâce à des gens malheureux. Dès qu'ils sont heureux , ils ne viennent plus me voir ce qui me fait un revenu en moins à chaque fois. Donc, dans ma profession , réellement aider les gens n'est pas profitable. ». Un voile de stupéfaction passe sur mon visage. Il est vrai qu’il a réussi à me surprendre. Je réponds à son charmant sourire par un autre, levant les yeux au ciel. Malgré la cruauté que pourrait constituer cette phrase si elle était réellement et profondément pensée, je ne peux m’empêcher de la trouver plutôt véridique. Que serait le travail d’un psychologue vivant au pays des bisounours, ou tout est beau et où tout le monde est gentil ?

« C’est cruel, mais pas faux. Je m’incline.», lancé-je, munie d’une moue admirative.

Je ne peux décemment pas lutter contre un argument cruel. Je bénis les arguments cruels. Je m’accoude à la table et me penche légèrement dans sa direction, glissant sur le ton de la confidence :

« Alors, qu’est-ce qui peut tant rebuter un psychologue si tyrannique dans une galerie d’art… les œuvres, ou les gens ? »

Que les êtres humains puissent gêner un psychologue, serait aussi ironique que probable. Chaque personne a sa particularité. C’est justement pour cette raison que je ne me ferme à aucune possibilité. Regardez, je viens bien tout juste de rencontrer une femme qui trouve la source de la maîtrise d’elle-même dans l’engloutissement de fromages… Alors franchement, à partir de là, plus rien ne m’étonne. «- Regardez le numéro 7 , qu'en pensez-vous ? Les nouilles aux crevette ou bien les pommes de terres aux four ? ». Vaguement amusée par la situation, je prends connaissance du numéro 7. Je ne suis jamais rentrée dans ce restaurant, du moins pas pour y manger. Mais les plats qu’ils proposent ont l’air succulent.

« Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas du genre à faire attention à ce que je mange… Et je ne résiste jamais à l’appel de la pomme de terre »

Un sourire d’excuse sur mes lèvres, je ne peux m’empêcher de repenser à tous les plats à base de pomme de terre, pour le moins originaux, que mes colocataires ont concocté au cours de ces derniers mois. Et je n’ai même pas honte.



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MessageSujet: Re: La revanche des artistes [Daniel & Hannah]   Mer 3 Aoû - 22:58


La revanche des artistes




Hannah savait sans doute déjà qu'elle allait gagner cette manche. Je sentais déjà au plus profond de moi que j'allais finir ma soirée dans cette odieuse galerie d'art. Je pourrais très bien , comme elle dit abandonner tout de suite et nous faire gagner du temps mais son dicton me plaisait bien : Abandonner ne faisait pas partit de mon vocabulaire non plus. Voir mademoiselle Lancaster se débattre pour son avenir tout en savourant un somptueux repas s'avérait être une distraction fort intéressante. Et qui plus est, quand on sait que la défaite se trouve sur notre chemin, il n'y a rien de mal à ralentir le pas. Parlant du mot "abandonner" , la jeune brune le lisait en ce moment même sur cette serviette que je lui ai tendue. « C’est trop aimable, merci beaucoup. Et si vous pouviez aussi me donner votre définition de ce mot, peut-être seriez vous comblé ? » Je parais satisfait de sa réplique. C'était comme si elle venait d'avancer un pion sur notre échiquier invisible et qu'il me fallait maintenant exercer mon coup.

- L'abandon est une manoeuvre stratégique à employer lorsque l'on a sous-estimé son adversaire. Il n'y a rien de mal à cela. Qu'en dites-vous ?  

Inutile de préciser qu'il ne s'agissait-là pas de la véritable définition de l'abandon. Non , ce n'était qu'une seconde pique courtoise à l'égard de mademoiselle Lancaster. À la suite de mes mots , j'empoigne mon verre d'eau et j'en prend une petite gorgée innocemment. La jeune brune avait le sens de la répartie ce qui faisait que notre conversation me plaisait bien. Une jeune fille de son âge aurait probablement fait une crise à cette heure ou m'aurait tout simplement supplié. Je ne connaissais pas beaucoup de personnes capable d'user d'autant de subtilité pour obtenir ce qu'il veut. J'admirais cela. La voir se débattre , la voir réfléchir à un moyen de me faire céder , voilà bien quelque chose qui attisait ma curiosité. Quelqu'un de vivant. Quelqu'un qui luttait pour sa survie , voilà donc un spectacle qu'un psychologue n'a pas la chance de voir tout les jours, aussi futile puisse t-il être. Je passe la majeure partie de mon temps dans mon bureau. La majorité des personnes qui entre dans mon bureau le font car elles ont perdues goût à la vie ou bien , parce qu'elles sont en proie à une certaine déprime, la routine s'y rapproche aussi. Hannah Lancaster n'avait pas besoin de grand chose pour foncer tête baissée et harceler un pauvre homme dans un restaurant pendant son repas. Voilà qui était bien admirable , et un tantinet agaçant. J'espère profondément pour elle qu'elle n'harcèle pas toutes les personnes qu'elle croise moindrement qu'un intérêt se manifeste.

Comme une tentative pour m'en sortir , j'ai choisis l'arrogance. Un ton amical refroidit par des paroles cruelles. Je me ravi davantage de voir l'étonnement de mademoiselle Lancaster suite à mes dires. Vous vous doutez bien que de telles paroles, je ne peux en aucun cas les sortir dans mon cabinet. Et pourtant, c'était si vif. Cette espèce de vérité toute crue que je ne pensais aucunement mais qui était en soi, une réalité tout à fait plausible. Et j'attendais avec impatience de voir le dégoût que je pouvais produire chez la jeune brune mais il n'en fut rien. Moi qui lui jetais quelques regards subtile par-dessus le menu, j'ai finis par apercevoir son sourire. Je ne pus m'empêcher de sourciller légèrement. « C’est cruel, mais pas faux. Je m’incline.» J'abaisse lentement mon menu, déçu de voir ma tentative échouer aussi misérablement. C'était pourtant si bien jouer. J'avais presque l'air de croire mes dires. Elle m'en retira presque l'appétit car durant quelques secondes, je ne regardais plus mon menu. Je l'observais elle , cherchant ce qui ne tournais pas rond chez cette femme. Je la vois qui se penche légèrement vers moi. J'attends et j'écoute ses paroles d'un air patient. « Alors, qu’est-ce qui peut tant rebuter un psychologue si tyrannique dans une galerie d’art… les œuvres, ou les gens ? » Je me recule légèrement pour m'adosser contre le banc et j'observe le menu devant nous.

- Je ne vais pas vous mentir , je suis friand d'art. Mon cabinet en est rempli et d'ailleurs je crois que vous m'avez envoyé une de vos photographie. C'est la seule que je possède sur un mur rempli de peinture acrylique. C'est donc vous qui me l'avez envoyé ou bien moi qui vous l'ai volé. Si c'est le cas je vais vous la redonner avec mes plus plates excuse.

Et je n'osais pas lui avouer que ce détail était d'une grand misère pour un perfectionniste comme moi. Une oeuvre numérique sur un mur dédié à la peinture c'était comme mettre un point noir sur une feuille blanche. Lorsque j'ai posé ce problème à ma secrétaire, elle m'a proposé de dédier le mur d'en face aux oeuvres numériques. J'y songeais cet après-midi dans la fromagerie puisque Madame Tully avait justement une exposition à la galerie mais le problème concernant mes plans de la soirée s'est imposé. Continuant donc sur la question de mademoiselle Lancaster , je lève finalement les yeux vers elle.

- Donc si ce ne sont pas les oeuvres, vous ferez sans doute le lien comme quoi , les gens rebute les psychologues tyranniques. À une certaine époque , les gens avaient peur des ours , des catastrophes naturels , des feux .... Mais dans une ville où toutes ces choses ne sont plus réellement un soucis que deviens la peur humaine selon vous ?  L'être humain.   L'humain , désormais au sommet de l'échelle n'a plus à craindre que lui-même.

Et suite à de si grandes paroles, je m'abaisse de nouveau vers mon menu comme si je venais de parler du nouvel épisode de la télésérie commune du village. Je fronce légèrement les sourcils songeant moi-même a cynisme dont je fais preuve.

- Allons mademoiselle Lancaster, ne vous méprenez pas sur mon compte. L'humain me fascine toujours, c'est pourquoi je pratique encore ce métier. Seulement , il peut s'avérer parfois agaçant et lorsque l'on passe le plus clair de son temps avec eux, passer une soirée seul deviens un luxe. Un luxe que je compte bien m'offrir ce soir et non pas dans une galerie d'art avec d'autant plus, une patiente que j'ai vu ce matin.

J'attendais désormais son verdict quant à mon prochain repas. Je cherchais d'autre met qui puisse m'intéresser mais rien n'attirait spécialement mon attention. D'autant plus que , tout comme elle, je n'étais jamais entré dans ce restaurant. Les essayer devenait une aventure dans l'ennui de ma routine. « Pour être tout à fait honnête, je ne suis pas du genre à faire attention à ce que je mange… Et je ne résiste jamais à l’appel de la pomme de terre » Je souris légèrement en coin à ses paroles. Je referme le menu d'un seul coup et je le pose sur le coin de la table.

- Ce sera donc les pommes de terres au four. Je me fie à votre jugement

Je prend une gorgée d'eau et ce fut plus fort que moi que de songer à ses dires et d'en faire quelques déductions. Puisque nous y étions, rien ne m'empêchais de faire la conversation.

- Ne pas faire attention à ce qu'on mange c'est se laisser emporter par la vie comme dans un courant non ? Vous n'êtes sûrement pas le genre de personne à vouloir tout contrôler. Est-ce le cas ?

J'étais en plein dilemme. Je serais bien tenté de dire que non mais d'un autre coté , voir mademoiselle Lancaster s'accrocher à cette opportunité dans cette galerie c'est ne rien laisser au hasard, décider de sa voie. Peut-être une façon d'être libre tout en tenant les rennes je présume.





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