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 Fuller la terrible [Marya & David]

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MEMBRE SUPER CLASSE

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|métier| : Étudiante en danse/Dealeuse de drogue
|statut civil| : Quelqu'un cogne à la porte
|âge du perso| : 20

You terrify me, cause you're a man, you're not a boy You got some power, and I can't treat you like a toy You're the road less travelled by a little girl You disregard the mess while I try to control the world Don't leave me, stay here and frighten me Don't leave me, come now enlighten me So go and challenge me, take the reins and see
Watch me squirm baby, but you are just what I need And I've never played a fair game I've always had the upper hand But what good is intellect and airplay If I can't respect any man Oh I want to play a fair game You got too close and I pushed and pushed hoping you'd bite So I could run, run and that I did but through the dust You saw those teeth marks, they weren't all yours So go on shake me, shake until I give it up


If I got locked away And we lost it all today Tell me honestly Would you still love me the same? If I showed you my flaws If I couldn't be strong Tell me honestly Would you still love me the same?

As life goes on I'm starting to learn more and more about responsibility I realize everything I do is affecting the people around me So I want to take this time out to apologize for things that I've done And things that haven't occurred yet I'm sorry for the things that I did not say I understand that there are some problems And I am not too blind to know All the pain you kept inside you Even though you might not show I’m sorry that I grew up way too fast I wish I would’ve listened and not be so bad

I don't know how you convince them and get them, boy I don't know what you do, it's unbelievable I don't know how you get over, get over Someone as dangerous, tainted and flawed as you One for the money, and Two for the show You're screwed up and brilliant, You look like a million dollar man You got that world baby but at what price Something so strange, hard to define I'd follow you down down down


MES PETITS SUJETS ! MIAM !
ALEXIS DAVID STELLA DYLAN OLIVIER
ALEXIS-JACKSON SEAN
MORGANE STEPHAN SUJET COMMUN HANNAH
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|crédits| : Carole71
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MessageSujet: Fuller la terrible [Marya & David]   Sam 30 Avr - 13:58


Fuller la terrible




Bénévole , signature : Marya Lambert. Je relève la plume de mon stylo et je contemple mon écriture avec ravissement. C'était comme si je venais de signer un Van Gogh. Moi , ici ? Non c'est impossible et pourtant .... M'y voilà. Vu mes activités des dernières semaines, je n'avais plus besoin d'argent mais il me fallait quelque chose, une bourse. Une bourse d'excellence. Ça, mes amis, ça change les regards quand on va auditionner pour un vidéoclip. La bourse la plus facile que j'ai trouvé , c'est le bénévolat. Facile. C'est ce que je me suis dis. C'était tout le contraire. Facile physiquement , difficile mentalement. Cet endroit me déprimais. Marya la douce avait du mal à tenir son rôle dans des lieux pareils. Seigneur, il y a vraiment des gens qui font ça pour vivre ? Ça n'a pas été long avant que la lionne refasse surface. Les infirmiers étaient sous le charme de la souriante Marya Lambert, bientôt on me laissa surveiller quelques vieux seule. Lorsqu'ils me racontait leur histoire, je mettais mes écouteurs dans mes oreilles et je jouais à des jeux sur mon téléphone portable. Et ce, en mangeant leur biscuits devant eux. J'étais loin de me douter que dans mon agissement , une vieille dame m'observait avec ravissement. C'était Albertine Fuller. Une ex détenue qui est allée en taule la moitié de sa vie pour activité illégale. On dit qu'elle était dans la mafia à un moment de sa vie et que son fils y est encore. Ça , ça a piqué ma curiosité. Est-ce que cette effroyable madame Fuller aurait des trucs intéressants par hasard ? Je sais pas , des bijoux, un vieux fusil des années 50 , les clés d'une voiture de collection. Mmmm. Un jour , je suis allée fouiller dans sa chambre à la recherche d'un trésor. La vieille peau dormait sur le lit. Je pose ma main sur le tiroir de la table de chevet et tandis que je me penchais pour l'ouvrir, Albertine la terrible se relève et pose sa cuillère en plastique sous ma gorge. « Vilaine fille , enlève tes sales pattes ou tu va voir ! » Je retire ma main de la poignée et je me tourne lentement vers l'ex détenue.

- Madame Fuller , qu'est-ce que je vais voir au juste ?

Je lui enlève sa cuillère. Tandis que je l'examine , d'une main , de l'autre , je lui arrache sa perruque couleur lilas.

- Comment on force les vieux à manger toute sorte de chose ?

Je souriais mesquinement, voir presque sadique. Soudainement , un rire traverse la pièce. Ça m'a enlevé tout le bonheur que j'avais , le mérite aussi , la joie, la fierté , ma mesquinerie. Bref mon âme. Comme si dans cet hospice de vieux, on ne pouvait décidément pas se réjouir de grand chose. Albertine riait à plein poumon et tapait sur son matelas avec ses mains. À la fin de son hilarité déconcertante, elle passe un doigt sur un oeil pour en essuyer une larme. « Oh , oh ma fille , il était temps que tu arrive. ». Elle a proposé que je fasse quelques trucs pour elle et elle en échange , elle faisait quelques trucs pour moi. C'est à partir de ce jour que mon bénévolat est devenu un terrain de jeu. J'aidais la vieille racaille à sortir le soir, je privais les autres vieux de leurs biscuits et médicaments et je donnais le controle à mon acolyte. Elle me racontait ses histoires sadiques dans le temps qu'elle butait des gens. Elle en échange, elle protégeais mon terrier. C'est un vieil immeuble situé près d'une zone industriel fermée. Je l'avais déjà aménagé pour moi , il y avais un canapé , mon fusil de chasse, je tirais quelques bouteilles avec, un des entrepôts possédait une grande salle où j'allais pratiquer mes chorégraphies pour l'école. Cet immeuble, c'était de la vermine pour Quertal car il n'attirait pas les touristes, il gâchait même carrément le paysage mais c'était mon terrier. Dernièrement, ils ont pensé le démolir pour reconstruire quelque chose qui donnera à la ville, une école ou un hôpital. Je m'en fiche. C'est mon terrier. Grâce à Albertine, les travaux de démolition ont cessés. J'ignore jusqu'à quand mais j'ai encore mon terrier et c'est ça l'important.

Et donc, depuis cette alliance démoniaque entre Albertine et moi , les choses à la maison de retraite devenaient sans dessus-dessous. Les vieux n'avaient plus de dessert , les médicaments disparaissaient , les clés des infirmiers aussi. Certains employés changeaient de comportement , se faisant corrompre aussi. Albertine n'avait pas aimé qu'un autre vieux au fond de la salle ai décidé de faire son traffic de thé. Il y a eu une engueulade entre plusieurs retraités. Ils étaient devenus incontrolable l'espace d'une quinzaine de minutes, après ils faisaient tous la sieste. Ce soir-là , j'ai décidé de faire le chiffre de nuit. Je suis arrivée avec un grand sourire et une boite de beignet. Je fais le tour du personnel en leur distribuant une gâterie achetée de mon cru et je leur souhaite une belle soirée. Ah ! Comme les étoiles brille non ? Que dire , Marya Lambert est adorable. Pas étonnant que la vilaine Albertine ne voulait personne d'autre qu'elle ! Tandis que j'étais dans la chambre de Roger Brahms , je n'ai pas entendu mon nom à l'intercom. J'étais assise devant lui en tenant un magazine porno des années quarante.

- Arrête de pleurer Roger, tu le savais pourtant, tu n'as pas donné ta dose de médicament ce mois-ci , tu n'as plus droit aux faveurs de Fuller. Tu ne dors plus ? Et alors ? Pourquoi dormir quand on a de telles distractions ?

Dis-je en balançant le magazine devant ses yeux. Je prend une mine faussement désolée et je me lève avec ses pilules et sa dose de dessert. Lorsque je sors de la chambre avec mon gain , je sursaute en voyant quelqu'un qui était venu me chercher. Un gars étrange qui faisais du bénévolat pour une raison obscur. Je réalise alors ce que je tiens dans mes mains et je me dépêche de les cacher derrière mon dos.

- Hey David , tiiieeennns ..... Est-ce que tu as eu ton beignet ?




Whatever it is
I've been ignoring this big lump in my throat I'm stronger now, or so I say, But something's missing And he just happened to come at the right time And I just wanna scream What now? I just can't figure it out What now? I guess I'll just wait it out
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MessageSujet: Re: Fuller la terrible [Marya & David]   Mar 7 Juin - 3:52

FULLER LA TERRIBLE

  Marya Lambert & David Mikaelson
 
En excluant la belle Norah, les bénévoles de l'édifice font tous réellement pitié au niveau de leur implication. Lui même, ne faisait un minimum d'efforts que parce qu'on l'y obligeait s'il ne voulait pas que sa peine ne soit plus sévère. Tout ça à cause d'un espèce de gros con qui avait porté plainte après un simple coup de poing. Bon il lui avait peut-être bien fracturé le nez, mais il l'avait cherché. Pourquoi les gens s'entêtaient-ils toujours à jouer aux plus malins et n'acceptaient pas une simple leçon lorsqu'ils en recevaient une? La réponse, David la connaissait. Elle était des plus simplistes. Les gens et surtout les hommes puissants n'aimaient pas être ridiculisés. Ils se sentaient alors obligés de répliquer par les seuls moyens à leur disposition. La loi, celle qui aidait les plus cons à s'en sortir et aux autres a écoper pour des idioties telles qu'un coup de poing après un échange de mots. Dire que plusieurs meurtrier d'enfants ou violeurs s'en sortaient sans égratignure et que lui avait droit à un coup de règle sur les doigts pour être remis dans le droit chemin. C'était d'un ridicule aberrant. Cet édifice, il puait la mort à des kilomètres à la ronde. La mort, l'urine de petits vieux et les médicaments. Ça empestait la fin de vie, rien de plus déprimant. Et il devait s'y rendre cinq jours semaine, après le travail. Une routine dont il se serait bien passé si on lui avait donné le choix, mais le choix, il ne l'avait pas. C'était soit ça, soit être jugé de nouveau et faire aller en prison en plus de payer une amende salée. Endurer ce calvaire, c'était donc un moindre mal pour lui, et un moindre mal qui touchait à sa fin. Il avait déjà effectué la moitié de son temps dans cette prison.

Si c'était plus animé qu'on s'y attendait, les petits vieux déambulant et se cognant dans les perfusions dans autres à longueur de journée dans les couloirs, c'était une période plutôt calme. Comme toutes les périodes plutôt calmes, David en profita pour sortir une cigarette de son étui et pour sortir son briquet, l'allumant malgré l'interdiction de fumer dans les lieux. Il n'avait jamais respecté cette règle. Toutes les autres, dans la mesure du possible, mais pas celle-là. Ils pouvaient bien essayer de la lui faire éteindre si ça leur plaisait, c'était peine perdue et ils le savaient. Lors de son premier jour, il en avait allumé une direction devant le directeur et lorsqu'il lui avait pointé la pancarte d'interdiction, David l'avait regardé, puis avait fixé le dit directeur avec un air de je-m’en-foutisme. Depuis, personne ne le dérangeait lorsqu'il se permettait sa petite pause poison. Ils devaient se douter que ce n'était pas la peine de lui faire la morale sur le sujet. Marchant tranquillement dans le couloir principal du premier étage, il croisa un infirmier qui lui lança un regard hautain, fixant le fruit interdit tout en s'arrêtant à son niveau. David pensa un instant qu'il allait se risquer à le sermonner, mais lorsqu'il ouvrit la bouche, ce fut pour dire tout autre chose. - Dis David, tu n'aurais pas croisé Marya? On l'a appelé à deux reprises à l'intercom et impossible de la trouver. - Il semblait plus inquiet qu'en colère, ce qui lui arracha un sourire narquois. Cette petite blonde, c'était l'une des plus manipulatrices qu'il lui avait été donné de croiser. Ses faux sourires à tout le monde pour se mettre tout le personnel dans la poche et ses petits cadeaux ici et là pour cacher ses mauvaises intentions. - Non - Sa réponse était simple et sans équivoque. Il resta planté là à le regarder un moment, jusqu'à ce qu'il ne lui fasse signe de dégager. Il compris aussitôt, reprenant son chemin avec un air de chien enragé, comme s'il venait de lui apprendre qu'il avait buté sa grand-mère. Malgré qu'il avait juste envie d'aller s'asseoir dans un coin en finissant de fumer sa cigarette, il se suis mis à regarder dans les chambres en passant devant elles, espérant trouver Marya pour satisfaire sa propre curiosité. S'il savait fort bien qu'elle n'était pas du genre clean comme elle espérant le faire croire à tout le monde, il ne savait pas encore jusqu'à quel extrême. Ça ne l'empêcherait pas de dormir la nuit, qu'importe ce qu'elle faisait, ça ne le regardait pas et il s'en fichait. Il n'avait pas vraiment de respect pour ces vieillards, alors peu lui importait leur confort. Tout en continuant son chemin, il fini par la croiser par pure hasard, alors qu'elle sortait de la chambre du vieux Brahms. Ce petit vieux racontait à qui voulait bien l'entendre qu'il avait été militaire ou un truc du genre, mais tout le monde savait qu'il avait vécu avec sa mère jusqu'à ce que cette dernière ne meurt, puis avait terminé sa vie d'adulte dans les rues en quémandant de l'argent aux autres. C'était l'un des pervers, ceux qui aiment taper les postérieurs des infirmières lorsqu'elles lui tournent le dos. Il y en avait plusieurs dans ce style. Il ne fut donc pas étonné de voir qu'elle tenait des pornos dans sa main, même si elle tenta de rattraper le coup en les cachant derrière son dos et en le saluant de manière un peu trop amical alors qu'ils ne faisaient que se croiser depuis l'arrivée de la blonde. À dire vrai, il ne lui avait même jamais adressé la parole. Il ne parlait pas vraiment aux autres non plus, préférant ne pas se mêler aux autres dans cet endroit. - Le sucre, ça donne le diabète. - Il la dévisagea un long moment, portant sa cigarette à sa bouche et soufflant la boucane devant lui. - Ce que tu fais je m'en fiche pas mal, mais tu vas t'attirer des ennuis si tu continues à ne pas écouter lorsqu'on t'appelle à l'intercom. Tout le monde te cherche. - Surtout l'infirmier qui en pinçait pour elle, mais il tut cette information. - Et Brahms, c'est le grand-père du directeur, arranges-toi pas pour qu'il porte plainte, tu risquerais de faire des travaux communautaires ici jusqu'à la fin de tes jours. - Il savait qu'elle était venue de son plein gré, pour une raison des plus obscures, mais il se doutait qu'elle n'avait pas l'intention d'y finir ses jours.
acidbrain

 

 


- INTO THE NIGHT -
Like a gift from the heavens, it was easy to tell. It was love from above that could save me from hell. She had fire in her soul it was easy to see. How the devil himself could be pulled out of me
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MessageSujet: Re: Fuller la terrible [Marya & David]   Mar 14 Juin - 1:19


Fuller la terrible




Je conserve ce merveilleux faux sourire sur mon visage tandis que David me dévisage et se tient devant moi. Ce type là , je ne le connais pas vraiment. Tout ce que je sais, c'est que mes beignets n'ont aucune emprise sur lui. Ni mes sourires, ni mes yeux de chaton égaré. Quand on le regarde , on comprend très vite qu'il ne fait pas partie du troupeau. Rien à voir même. Au départ, je le surveillais du coin de l'oeil pour m'assurer qu'il ne vienne pas foutre en l'air mon terrain de jeu. Avec le temps, j'ai laissé tombé. Dès que je l'ai vu fumer dans les couloirs , j'ai compris que je n'avais pas à m'inquiéter. Lui , il n'était pas là par pur plaisir. L'endroit ne devait donc pas lui tenir à coeur. D'ailleurs qui viendrais faire du bénévolat dans un endroit pareil ? Au bout de quelques secondes, j'arrête mon manège. Je le vois bien qu'il n'en prend pas une miette. Pourquoi insister ? « Le sucre, ça donne le diabète » mon sourire n'a pas tout à fait disparu. Les gens comme ça , les grincheux que personne n'aime et qui voit clair dans mon jeu , ça m'amuse. Des grincheux comme Alexis Thorens. Lui aussi , il a refuser de goûter à mes petites manières de fille parfaite. Les grincheux , faut faire gaffe avec eux. Ils ont l'air tranquille mais quand ils s'y mettent , ils peuvent foutre le bordel. Va savoir pourquoi , les grincheux, ce sont mes préférés. Après que le bénévole ai terminé de souffler sa fumée, j'empoigne sa cigarette de sa main et sans le lâcher des yeux, j'en prend une bouffée. Je lui offre un petit sourire tandis que je souffle la fumée en levant un peu le menton.

- La cigarette ça donne le cancer

Dis-je sur le même ton qu'il avait employé précédemment. J'espère qu'il aime les imitations. Je viens de lui en faire une belle de lui-même. Je tapote le bâtonnet empoisonné du bout de l'index pour en faire tomber les cendres au sol sans me soucier du bénévole chargé de laver le plancher. Le goût de la nicotine , je suis pas fan bien franchement. J'ai beau essayer autant de fois que je veux, jamais je n'arrive à devenir accro à cette chose. À croire que je suis maudite. C'est peut-être psychologique qui sait. Peut-être que le fait de connaitre les conséquences et de les accepter m'empêche d'apprécier totalement ma consommation. D'ordinaire, les gens qui fume se croit toujours trop malin pour devenir accro. Moi je me croit assez stupide pour le devenir et je n'y arrive pas malgré tout. Qu'est-ce qui tourne pas rond chez moi bordel ? Je fronce un peu les sourcils savourant désormais le goût de la cigarette. Je fais une faible grimace et je redonne son dû au grand manitou devant moi.
« Ce que tu fais je m'en fiche pas mal, mais tu vas t'attirer des ennuis si tu continues à ne pas écouter lorsqu'on t'appelle à l'intercom. Tout le monde te cherche. » J'échappe un petit soupire moqueuse puis je penche la tête innocemment. Ce devais être encore cet infirmier qui se cherchais une raison de me parler. Le pauvre minable, il s'imagine des choses. Peut-être que je lui ai fait accroire certaine choses aussi .... Peut-être que j'avais besoin des clés de l'édifice et que je lui ai tourné autours pour les avoir. Peut-être ai-je glisser quelques sous-entendus par-ci par-là. Des paroles qui ne veulent absolument rien dire pour moi mais qui veulent tout dire pour lui. Bien des peut-êtres dans tout ça ...

- Je ne peux pas répondre tout de suite à l'intercom quand je suis occupée à aider l'âge d'or. Malheureusement, on ne peut pas être partout quand on fais le bien.

Et le sourire que j'ai largué tout de suite après était digne des plus grands film d'horreur psychologique. Le genre de sourire qui sous-entends tellement de chose. Un sourire impénétrable , celui que l'on entame lorsqu'on débute une partie d'échec avec un très bon plan en tête. Ce pauvre David avait beau avoir l'horrible Marya Lambert en face de lui , personne ne le croira si il se décidait à crier sur tout les toits ce qu'il croyait avoir décerné chez elle.

« Et Brahms, c'est le grand-père du directeur, arranges-toi pas pour qu'il porte plainte, tu risquerais de faire des travaux communautaires ici jusqu'à la fin de tes jours. » Je baisse les yeux vers le bas , comme si je me laissais sermonner par une leçon de morale. Étrangement , David le grincheux donnait l'impression qu'il essayait de m'aider. En se doutant pertinemment que je ne suis pas réglo , il essaie quand même de m'aider ? Hé bah dis donc , plus rien ne m'étonne décidément. Les grincheux , ils se ressemble on dirait bien. Je plisse les yeux vers un sourire et je sors le magazine porno derrière mon dos pour le lui montrer.

- Ah bon ? Et qui lui fournira ces petites distractions si je disparais ?

Je laisse balancer le magazine du bout de mes doigts avec un air moqueur au visage. Et puis je ne vois pas ce que Brahms saura dire contre moi. J'avais déjà mes arguments de mon coté.



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