AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  




 

 Ce beau dimanche (Stella)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage

MEMBRE SUPER CLASSE

avatar

|métier| : Étudiante
|statut civil| : Fiancée, des étoiles dans les yeux
|âge du perso| : 25


Olivier Marya
|célébrité| : A. Beauty Kane
|crédits| : Milka
|pseudo/prénom| : SQ
|dcs| : Salomé
|nombre de messages| : 129


MessageSujet: Re: Ce beau dimanche (Stella)   Dim 4 Sep - 16:58

Encore une fois, Olivier était occupé. C'était toujours ainsi et depuis longtemps. Ça, Stella le savait et même si Marya venait de le lui confirmer encore une fois, elle n'était pas surprise. Tout les gens connaissant Olivier Lambert pouvait le dire. Un homme occupé, peu présent pour les gens qui l'entourent. Elle avait même eu une conversation avec lui, à ce sujet, quelques jours auparavant. Elle n'avait réussit à rien en tirer. Elle avait donc pensé à la douce Marya pour assouvir son besoin de réponses. Encore une fois, elle faisait chou blanc. Elle n'allait arriver à rien avec toutes ces suppositions et l'idée de tout arrêter lui passa à l'esprit. Tout balayer de la main, sourire et revenir comme avant. Une charmante jeune femme naïve à souhait, qui se laissait marcher sur les pieds. Mais elle n'allait pas y arriver. Elle avait appris certaines choses et d'une manière ou d'une autre, elle voulait en avoir le coeur net. Elle voulait comprendre ce qui se passait, pourquoi Olivier préférait passer ses heures libres en dehors de la maison et était devenu quelqu'un d'autre. Un corps sans âme, prêt a mentir pour ne pas voir sa vie voler en éclats. C'était ainsi qu'elle le voyait depuis quelques jours et ceci la rendait malheureuse. La jeune femme s'en voulait beaucoup, mais elle ne savait pas comment agir autrement. Elle s'en voulait de voir son fiancé de cette manière, et non comme un homme aimant et amoureux de sa douce épouse. Elle aurait souhaité vivre une vie normale, être mariée et entourée d'enfants. Plus le temps passant, plus elle se demandait si les choses allaient un jour y ressembler. Stella aurait aimé avoir des enfants immédiatement, pouvoir les prendre dans ses bras et les couvrir d'amour. Avec l'agissement d'Olivier et des derniers jours, elle s'imaginait mal pouvoir voir son rêve le plus cher ce réaliser. « Nous sommes amies, après tout. » Les mots de Stella sonnaient un peu faux. Pas que c'était le cas, loin de là, mais timidement, comme si elle essayait de voir les choses autrement. Elle savait que Marya serait incapable de mentir à une amie. En fait, elle l'espérait vraiment. Elle voulait y croire, autant qu'à son couple. Elle ne voulait pas devoir plier bagages et voir sa vie détruite, à cause d'une famille qui ne souciait guère des sentiments d'une pauvre jeune femme en détresse.

Comment faire comprendre à Marya que tout allait de travers? Stella en avait gros sur le coeur, mais incapable de le faire savoir, elle préférait tout garder pour elle, croyant que les choses pourraient s'arranger eux même de cette manière. Ce n'était pas le cas, loin de là. Plus les jours avançaient, plus elle se sentait prise à la gorge, ne sachant pas comment les choses pouvaient changer et aider. Elle avait peur de faire un faux mouvement, de pleurer plus que de raison pour un homme qui ne l'aimait pas assez, qui voulait simplement profiter d'elle. Elle avait eut une grande discussion avec sa mère, à ce sujet, la semaine passée. Cette dernière croyait qu'Olivier voulait profiter de son argent et qu'il ne l'aimait pas. Qu'il voulait avoir un fils pour ensuite partir avec tout l'argent, riant de son ancienne fiancée ensuite. S'il l'avait vraiment aimé, il l'aurait déjà épousé, pas vrai? C'était ce genre de questions qui revenaient sans cesse dans l'esprit de la jeune avocate et si elle n'était pas capable de comprendre ce qui se passait, elle ne voulait plus de son travail. Avoir une vie de misère et ne pas être aimée, c'était bien assez. Si elle était incapable de comprendre ce qui se passait dans la famille Lambert, comment allait-elle pouvoir aider les familles à la recherche de réponses et ayant besoin d'une avocate? Elle voulait s'occuper des enfants, prendre dans sa vie les enfants des autres et devenir leur ange gardien. Elle voulait étudier dans la branche familiale pour aider les femmes violentées et venir en aide à leur progéniture. Si elle n'était pas capable d'avoir d'enfants, comment ferait-elle ensuite pour se regarder dans le miroir? « Il n'y a rien de nouveau, c'est ça qui me gêne le plus. » Comment lui expliquer que tout allait bien à la maison et que c'était là le problème? Vivre dans une grande maison, prendre son temps, vivre dans l'harmonie, c'était tout ça le problème. Elle désirait avoir une conversation avec son époux, pouvoir échanger quelques paroles et enfin comprendre qui il était vraiment. Stella avait l'impression d'avoir fait entrer un étranger dans sa propre famille, elle qui avait tellement d'amour et tellement de respect pour la famille Lambert. Ses sentiments se mêlaient peu à peu, allant jusqu'à se poser beaucoup trop de questions pour si peu.

Il était vrai que Stella avait besoin de parler, de se vider le coeur. Peu importe devant qui, elle ne voulait plus le faire devant Marya. Elle savait que sa belle-soeur était très attachée à son frère et elle avait peur de trop parler. Lui dire qu'elle aimait beaucoup Olivier, mais qu'il y avait toujours un petit doute dans son esprit. Est-ce que la jeune femme blonde pourrait le prendre autrement? Dire à son frère que sa fiancée pensait le quitter? Elle avait peur de cette fin tragique. Elle voulait rester elle-même, mais pas devant les autres. Elle voulait pleurer, se mettre en boule dans son lit comme elle le faisait depuis plus de quatre mois. Se mettre en boule, pleurer et espérer s'endormir avant qu'Olivier n'arrive. Stella avait l'impression d'être la seule avec ce genre de problèmes de coeur, être différente des autres à ce niveau. Ne pas pouvoir en parler, devoir garder le tout pour elle, était presque impossible. Elle avait voulu en parler au révérend dernièrement, ce demandant si ceci aurait pu l'aider. Mais la peur avait fait place. L'alcool n'avait jamais aidé cet homme et elle avait peur que ce dernier puisse parler d'elle à son prochain serment. Non, pas question. C'était sa vie, pas celle des autres. Elle ne croyait pas être si différente des autres, mais assez pour que ses problèmes amoureux ne puissent pas être semblable avec quelqu'un d'autre. Lorsque Marya lui fit comprendre le contraire, elle se sentit rassurée un peu. Elle aussi, elle avait des sentiments pour quelqu'un, pour un idiot, comme elle l'appelait. Au départ, Stella avait trouvé Olivier totalement idiot elle aussi, et l'amour avait pris le dessus au fil des jours et des discussions. Peut-être serait-ce le cas de Marya aussi. « Mais tu crois que lui, il veut être avec toi, c'est ça? Tu as peur du vrai amour, de ne plus comprendre comment la vie est faite? Je sais ce que tu penses et non, je ne rêve pas du prince charmant sur son cheval blanc. Je crois seulement que s'il t'intéresse un peu et que lui aussi, il ressent quelque chose pour toi, tu devrais essayer. Idiot ou pas, d'ailleurs. Avec toi, il doit se la jouer 'cool' et essayer de t'impressionner. Les garçons sont étranges, je te le confirme. Dès qu'il comprendra ce que tu ressens, il sera peut-être plus attentionné auprès de toi. » Stella voulait y croire et souhaitait aider sa belle-soeur. Un double mariage serait tellement intéressant à préparer. Elle se voyait déjà près de Marya, le regard brillant, tenant le bras de son époux. Quant à sa belle-soeur, elle n'était plus certaine de rien. Était-ce un homme ou une femme dont la jolie blonde était amoureuse? Elle ne le savait plus. Elle essayait de le comprendre, mais Marya avait l'air catégorique. C'était un idiot et impossible de le changer. Mais être amoureuse d'un idiot était-ce si épouvantable? « Oh, Olivier ne le connait pas? » Stella ne savait pas pourquoi, mais une petite voix lui avait dit que son cher Olivier le connaissait un peu. « J'aurais cru le contraire. » Peut-être était-ce parce qu'elle mettait l'amour en premier lieu et le reste en second. Peut-être qu'elle aurait voulu voir sa belle-soeur amoureuse et vivre le parfait amour avec quelqu'un de son âge. « C'est son âge, c'est ça? Il est beaucoup plus âgé que toi? » Elle essayait de comprendre, mais tant qu'elle ne saurait pas de qui il s'agissait exactement, elle ne pouvait deviner à elle seule.

Stella aurait bien aimé continuer la discussion, trouver qui était ce parfait inconnu et même, aider Marya a lui dévoiler ses sentiments. Jouer les entremetteuses, en quelques sortes, elle en aurait été folle de joie. Mais c'était impossible. Tant que Marya ne puisse lui dire qu'elle était réellement amoureuse de cette personne, jamais elle n'allait tenter le diable. C'était peut-être une profonde amitié, quelque chose qu'elle voulait expérimenter. Il était peut-être papa, marié depuis trois ans et amoureux de sa femme. Il était peut-être un idiot, comme elle le disait, mais un idiot séduisant. Il était peut-être âgé de soixante ans, vivait seul avec ses trois chiens et ne voulait pas être dérangé. Elle l'avait certainement croisé et, croyant que c'était l'homme de sa vie, avait commencé à se faire des histoires. Ou bien, il n'existait pas. Il était peut-être invisible, inventé par ses soins pour trouver une solution de changer de discussion. Si c'était le cas, Stella serait très déçue de son amie. Elle souhaitait uniquement l'aider et si jamais elle savait quelque chose sur cet inconnu, elle allait en faire part à Marya. C'était ça, une amie. Faire confiance et aider l'autre, en cas de besoin. Pas uniquement lui faire de petits cadeaux, de jolies cartes d'anniversaire une fois par année et ensuite, plus de nouvelles. Elle voulait faire partie de sa vie, lui en mettre pleins la vue aussi. Elle voulait devenir son alliée contre les imbéciles et les infidèles et tandis qu'elles marchaient tranquillement vers la sortie, tout se termina. Les yeux brumeux, le regard triste, Stella lui expliqua qu'elle savait tout. Elle savait, c'était ça le problème. Les départs, les changements de conversations et ses absences. Ses regards flous, ses mensonges et ses retards. Elle comprenait depuis un certain temps et c'était pour cette raison qu'elle ne voulait pas flancher. Tant qu'Olivier ne lui demandait rien, elle ne ferait rien. Jamais il n'avait levé la main sur elle, jamais il n'avait profité de son argent. Il restait là, tranquille, espérant peut-être qu'elle puisse continuer de jouer le jeu avec lui. « Des doutes? Non non, c'est plus fort que ça. Je cherche uniquement le prénom de cette personne, c'est tout ce qui me manque. Je me suis rendue au restaurant l'autre soir, espérant lui parler. Il n'y était pas, même si lui, il m'avait annoncé le contraire. Lors de son retour à la maison, je lui ai demandé comment c'était passé sa soirée. Il m'a simplement répondu que tout avait été bien et qu'il avait eut beaucoup de clients. Il n'a rien ajouté de plus. Je sais Marya, je sais tout, mais ne t'inquiètes pas. Je préfère me taire et faire semblant, comme depuis des semaines. Je préfère faire semblant, le regarder et continuer d'espérer. Je vois qu'il recommence à sourire, que lorsqu'il revient de ses fameux rendez-vous, c'est avec le coeur léger. Il n'est plus le même et je le sais. » Comment lui expliquer qu'il y avait autre chose aussi? « Ne t'inquiètes pas pour tes cours, je n'ai pas l'intention de mettre un terme à tout ça. Je veux simplement changer, lui faire comprendre que je ne le lui en veux pas, qu'il reste tout de même un homme bien malgré tout.Je n'ai pas l'intention d'en parler à mes parents non plus, je ne veux pas les faire souffrir de la sorte. Je veux uniquement... » Stella arrêta de parler un moment, avant de reprendre la conversation. Elle cherchait ses mots, ne voulant pas se tromper sur la nature ou bien, faire de faux espoirs à Marya. « ...Je veux simplement qu'il soit heureux et si c'est le cas, ça sera assez pour continuer de me faire sourire. Ce n'est pas tout le monde qui agirait de la même manière que moi, je le sais bien et je ne veux pas de pitié de personne. Je veux simplement que de ton côté, si tu trouves l'amour de ta vie, que tu le lui dises aussi. C'est beau l'amour, c'est important d'avoir quelqu'un dans sa vie, de marcher dans la même direction que quelqu'un. Et que tu le veuilles ou non, ton idiot est certainement la personne parfaire pour toi. Simplement parce que tu le trouves idiot et non autre chose. Si tu ne le porterais pas dans ton coeur, c'est autre chose que tu m'aurais dit sur lui. Tu aurais essayé de l'anéantir, de parler en mal de cette personne, ce que tu n'as pas fait. Je sais de quoi je parle, je te l'assure. Juste que... n'en parle pas à Olivier s'il te plait. Je sais qu'un jour, je vais devoir lui en parler et le lui faire comprendre, mais pas maintenant. Je veux uniquement son bonheur et non me mettre à pleurer à chaque fois que nos regards se croiseront désormais. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MEMBRE SUPER CLASSE

avatar

|métier| : Étudiante en danse/Dealeuse de drogue
|statut civil| : Quelqu'un cogne à la porte
|âge du perso| : 20

You terrify me, cause you're a man, you're not a boy You got some power, and I can't treat you like a toy You're the road less travelled by a little girl You disregard the mess while I try to control the world Don't leave me, stay here and frighten me Don't leave me, come now enlighten me So go and challenge me, take the reins and see
Watch me squirm baby, but you are just what I need And I've never played a fair game I've always had the upper hand But what good is intellect and airplay If I can't respect any man Oh I want to play a fair game You got too close and I pushed and pushed hoping you'd bite So I could run, run and that I did but through the dust You saw those teeth marks, they weren't all yours So go on shake me, shake until I give it up


If I got locked away And we lost it all today Tell me honestly Would you still love me the same? If I showed you my flaws If I couldn't be strong Tell me honestly Would you still love me the same?

As life goes on I'm starting to learn more and more about responsibility I realize everything I do is affecting the people around me So I want to take this time out to apologize for things that I've done And things that haven't occurred yet I'm sorry for the things that I did not say I understand that there are some problems And I am not too blind to know All the pain you kept inside you Even though you might not show I’m sorry that I grew up way too fast I wish I would’ve listened and not be so bad

I don't know how you convince them and get them, boy I don't know what you do, it's unbelievable I don't know how you get over, get over Someone as dangerous, tainted and flawed as you One for the money, and Two for the show You're screwed up and brilliant, You look like a million dollar man You got that world baby but at what price Something so strange, hard to define I'd follow you down down down


MES PETITS SUJETS ! MIAM !
ALEXIS DAVID STELLA DYLAN OLIVIER
ALEXIS-JACKSON SEAN
MORGANE STEPHAN SUJET COMMUN HANNAH
|célébrité| : Chloe Moretz
|crédits| : Carole71
|pseudo/prénom| : Mya
|dcs| : Le fou & La douce [Daniel , Taïla]
|nombre de messages| : 421


MessageSujet: Re: Ce beau dimanche (Stella)   Mar 27 Sep - 3:40


Ce beau dimanche




Je remarquai l'air de Stella face aux mensonges que je proférais devant elle. Je perdais pied à l'intérieur. Je sentais que mes fourberies ne l'atteignait plus. Plus le temps avançait et plus je me rendais compte qu'elle en savait plus que je ne l'aurais espérer. Rester avec elle était une grossière erreur. Et maintenant , j'étais cuite comme un oeuf. Mais quelle gourde de lui avoir proposé une soirée pizza. J'allais désormais être prise avec ma belle-soeur toute la soirée. Si la cadence se maintenait comme en ce moment , j'avais intéret à avoir les reins solides. Stella Hennigs ne semblait pas prête à lâcher prise et on la comprenait. Un mal rongeait ma belle-soeur et je sentais qu'elle allait bientôt craquer. Est-ce qu'Oli est au courant ? Est-ce qu'il la voit comme ça ? Si oui , je comprends mieux ses absences prolongées. Cette difficulté qu'il a de lui mentir sans doute. Tout comme moi. Stella est brillante. Un seul faux pas et s'en est finit de nous. La chute était pour bientôt et je ne voyais pas ce que nous pouvions faire pour empêcher cela.
Ou peut-être que la fin n'est pas aussi proche que je ne l'aurais cru. Tandis que je me perdais dans mes inquiétudes , Stella répondit à ma question. « Il n'y a rien de nouveau, c'est ça qui me gêne le plus. » Je me redresse intriguée. Je réalise alors que j'ai tort de m'inquiéter autant. Stella ne savait rien au bout du compte et encore , il lui manquait les preuves. Le petit déclic qui écarterais tout ses doutes. J'ai préféré jouer les innocentes et faire comme de rien. Je lui souris doucement « Je crois que tu devrais te changer les idées. C'est peut-être de ça que tu as besoin. Je dis ça comme ça mais j'imagine que la solitude doit peser lourd quand Oli n'est pas là. Allez, on s'organise quelque chose nous deux. Et si on se prenait un cours de yoga ? Qu'en dis-tu ? » Je penche doucement la tête ne voulant pas non plus brusquer ma belle-soeur d'une quelconque façon. J'essayais surtout de comprendre ce qui se passait réellement chez notre gentille Stella. Si ce n'était qu'une histoire de solitude ou si tout cela cachait beaucoup plus. Pour la solitude , j'avais déjà la solution , rien qui ne puisse panser les blessures mais apaiser, peut-être. Passer quelques soirées avec Stella s'avérerait plus que nécessaire. Et puis , le châtiment n'en était pas cruel. Stella m'apaisait un peu. J'étais tranquille avec elle lorsqu'elle ne me cernait pas aussi durement avec quelques questions pièges. Et des pièges, il allait y en avoir, je le sentais.
Piège numéro 1 : Stella devenait la soeur que je n'ai jamais eu. Ce rôle qui semblait avoir été écrit pour elle. Les mots de la jolie brune faisait du sens et étaient garnis d'une clairvoyance incroyable. J'ai toujours cru que Stella était une petite rêveuse naïve qui ne connaissais rien à la vie. Je réalise désormais qu'elle en savait plus que je ne l'aurais espéré. Et à entendre ses mots, je commençais à voir que celle qui ne comprenait rien au monde, c'était moi. « Mais tu crois que lui, il veut être avec toi, c'est ça? [...] » Non je ne crois pas. On est même très loin du compte. Comment lui faire comprendre qu'il n'y avait rien et tout à la fois ? Nier qu'il se passait quelque chose serait pure folie. Mais quoi exactement ? Je ne peux pas mettre le doigt dessus. Comme si nous étions supposés lever le menton lorsqu'on se voit mais que c'est tout autre qui se produit. À tout coups, c'était tout un univers qui tombait en ruine lorsque nous étions face l'un à l'autre. Il y avait certains moment, des moments qui veulent tout dire quant à cette étrange relation qui nous unie, moi et cette attirante petite pourriture. Suite à cette insulte proférée à son égard , je réalise qu'il aurait souris s'il m'avait entendue le traiter de la sorte. Ça le fais sourire tout ça. Stella poursuivait son discours et une drôle de phrase me fit lever la tête vers elle intriguée. « [...] Tu as peur du vrai amour, de ne plus comprendre comment la vie est faite? [...] » Peur ? Non je n'ai pas peur, je n'en ai pas besoin c'est différent. Ce serais courir derrière les problèmes. Ce serait se faire du mal pour rien. Ma lionne imaginaire se tenait tranquille à mes pieds. Elle relève ses yeux dorés vers moi et m'observe sérieusement. Ma lionne savait ce que moi je ne savais pas. Elle savait que malgré toute mon assurance du moment, j'optais en fait pour une autre forme de mal. S'empêcher de fondre. Maintenir ce coeur de pierre toujours plus froid, toujours plus fort. S'isoler et se garder en cage était quelque chose que je savais bien faire. Mais Alexis Thorens n'en avait rien à faire de ce que je voulais ou non. Il trouvait toujours le moyen de me pousser à bout , de me faire avouer , de m'en faire baver puis de prendre ce qu'il voulait au passage. Et tant qu'il venait me chercher , tout ce cauchemar allait continuer. Et lorsqu'il cessera enfin de me réclamer, ce sera à mon tour de le hanter , encore et toujours juste pour lui rappeler que moi aussi, je sais comment lui pourrir la vie et que moi aussi, j'y prend plaisir. « [...] Je crois seulement que s'il t'intéresse un peu et que lui aussi, il ressent quelque chose pour toi, tu devrais essayer. [...]» J'échappe un rire très peu convaincue. Ma pauvre Stella, elle ne voyait pas encore le tableau. Un tableau très laid en sommes. Le genre qu'elle ne voudrait jamais au grand jamais accrocher dans son salon. Moi et Alexis Thorens formerions le pire couple de l'univers. Sous cette douce pensée, quelque chose de tendre apparut dans mes yeux. Comme si je voyais soudainement du beau dans toute cette laideur. Comme si je l'avais toujours vue. « [...] Dès qu'il comprendra ce que tu ressens, il sera peut-être plus attentionné auprès de toi. » Mon sourire disparait soudainement. Plus attentionné ? Pour quoi faire ? Non , je ne veux pas qu'il change. Je savais qu'il l'était déjà à sa façon. J'observe Stella lui souriant sagement. J'avais envie de la rassurer. De lui faire croire que j'allais suivre ses conseils alors qu'il n'en sera rien. Et bien que j'arriva pour lui mentir, j'en fus incapable. Pour une fois que je me confiais à quelqu'un sur quelque chose, je ne voulais pas me remettre à mentir. Lui dire une part de la vérité s'avérait plus juste.  « Non je crois qu'il le sait déjà et il reste toujours aussi c*n. » Me revoilà qui commençais à dire des conneries. Il faut bien un peu d'Alexis Thorens pour me faire dire des injures devant ma belle-soeur. Tout pour décourager Stella sur le genre de personne qu'il était. Je la préparais peut-être au pire qui sait. Un léger sourire me traversais malgré moi. J'étais dure avec lui je sais mais avec le temps, il avait surement compris que tout n'était qu'affectif. Je n'en serais pas là si je le détestais réellement. Et en parler avec ma belle-soeur était un grand pas vers l'avant. Je soupire finalement , prête à jeter les armes et cesser de m'acharner sur Thorens pour les minutes à suivre. « On se fréquente ..... il me semble. » Dis-je pas trop certaine de ce que j'avançais. Quelque chose de fragile , qui menace de s'effondrer à tout moment. Stella comprendrais désormais sans doute ma réticence à m'avancer dans quoi que ce soit. Et loin de moi l'idée de lui révéler que nous hésitions entre s'aimer ou se détester puisque les deux sont tout à fait possible entre nous. « Oh, Olivier ne le connait pas? » En me souvenant de la façon dont mon cher frère avait rencontré cet idiot, je ne regrettais plus de l'avoir traité de nom quelques minutes auparavant. Si Olivier avait eu le malheur de montrer à Stella les messages que lui avait envoyé Alexis , elle en ferait des cauchemars c'est certain. Aucune idée de la mouche qui l'a piqué ce soir-là. Et maintenant que le mal était fait, je ne voyais pas du tout comment je pourrais un jour convaincre mon frère du pourquoi mon choix s'est arrêté sur Alexis Thorens. Pour Olivier , il doit tellement représenter le pire beau-frère de la planète et avec raison. « C'est son âge, c'est ça? Il est beaucoup plus âgé que toi? »  « Oh oui , Oli le connait. Pas très bien mais c'est suffisant selon moi pour dire qu'il le déteste. Et avec raison. » Juste penser à ce qui s'était produit, je roule les yeux découragée. Peut-être que c'était ça qu'il voulait faire en fin de compte , créer la zizanie dans ma famille pour me faire fuir. Ou tout simplement une nouvelle façon de me pourrir la vie. Quoi qu'il en soit, maintenant que j'avais rencontré son père, je connaissais moi aussi des moyens de lui pourrir la vie. Si il voulait jouer bas, j'allais suivre le pas. « Oui il est plus vieux mais juste de cinq ans » Je fronce les sourcils en réalisant ce que je venais de dire. Je parlais comme si j'avais l'habitude d'être avec des hommes beaucoup plus mûres et c'était bien le cas. Si seulement ma pauvre Stella savait. Si elle savait que pour avoir le dessus sur des filles qui me cherchais les emmerdes, j'ai couché avec le père de l'une d'entre elles et pris une photographie avec mon téléphone, elle me lancerait probablement de l'eau bénite sur la tête.

Et tandis que nous marchions en route vers une soirée paisible en famille , Stella s'est arrêtée pour tout m'avouer. Ses paroles me traversais comme une lame. Je sentais toute sa tristesse , toute sa détresse et honnêtement , elle m'avait atteint. Sur le coup , une peur m'avait envahit. De savoir qu'elle était à ce point sûre de ce qu'elle avançait. De savoir qu'elle savait tout. Tout .... Tout ce qu'on avait fait. Elle avait joué le jeu malgré tout ce qu'elle savait. J'avais littéralement cessé de respirer tout le long de son message. « Des doutes? Non non, c'est plus fort que ça. Je cherche uniquement le prénom de cette personne, c'est tout ce qui me manque. [...] » Mon regard soutenait le sien , mes yeux étaient grands ouverts. Je crois que je tremblais. C'était la fin selon moi. Le moment où elle m'annonçait que nous n'étions que des misérables et que toute cette mascarade devait cesser. S'il ne lui manquait plus qu'un nom , alors c'était fini.  « Stella .... » Balbutiai-je péniblement ne sachant pas comment l'arrêter. Ne voulant pas entendre la suite mais elle poursuivis. « [...] Je sais Marya, je sais tout, mais ne t'inquiètes pas. Je préfère me taire et faire semblant, comme depuis des semaines. Je préfère faire semblant, le regarder et continuer d'espérer. [...] » Je recommençais soudainement à respirer et le tout s'enclencha dans une expiration soudaine mais discrète. Je l'observais , cette créature qui endurait ses maux par amour. Comment faisait-elle. Pourquoi faisait-elle tout cela ? Pourquoi ...... ? Mes joues rougirent devant une personne si sage , comme si je n'avait jamais vu plus bel être humain dans ce monde. Et si tout à l'heure il m'a fallu un travail acharné pour me faire pleurer , cette fois, une petite larme coula du coin de mon oeil sans que je ne m'en aperçoive. C'était l'émoi du condamné devant son bourreau. Et moi , j'étais devant la fin. Cette fin qui malgré tout, n'en était pas une. « [...] Ne t'inquiètes pas pour tes cours, je n'ai pas l'intention de mettre un terme à tout ça. Je veux simplement changer, lui faire comprendre que je ne le lui en veux pas, qu'il reste tout de même un homme bien malgré tout.Je n'ai pas l'intention d'en parler à mes parents non plus, je ne veux pas les faire souffrir de la sorte. [...] » Une seconde respiration finalement tandis que je sentais cette larme poursuivre son chemin. Je contemplais toujours Stella dans sa magnificence. J'aurais préféré la détester. J'avais envie de crier. Lui crier dessus. Lui faire peur. La résonner. Lui dire de vive voix qu'elle n'était qu'une idiote pour vouloir autant bien à des gens aussi mauvais. Des gens qui ne se sont pas souciés de son sort. Stella Hennigs sera destiné à une vie misérable si elle continuait ainsi. Et pour son propre bien , je lui aurais criée dessus. Je l'aurais fait fuir. Loin. Très loin des Lamberts et de leur emprise sur elle. Le silence. Rien que le silence, une petite blonde et une larme. Je n'ai pas crié. Je n'ai rien dit , rien du tout. Parce que je suis une égoïste voilà tout. Je voulais garder Stella avec nous. Je ne voulais pas qu'elle parte et qu'Oli regrette son absence. Je ne suis pas sûre qu'il en sera plus heureux. Et moi non plus. « [...] Je veux simplement qu'il soit heureux et si c'est le cas, ça sera assez pour continuer de me faire sourire. [...] » De bonnes personnes, il en existe des tonnes. Quertal en est bourré. Mais des gens comme Stella, il n'y en avait pas. Et à cette seconde précise, je me suis mise à aimer ma belle-soeur. L'aimer avec une force absolue. Pour la simple et unique raison qu'elle aimait Olivier, de la seule façon qu'on devrait aimer mon frère c'est-à-dire : en voulant son bonheur peu importe la douleur. C'était la seule façon dont on devrait aimer une personne. Elle avait peut-être compris après tout. Ce n'était pas nécessairement en étant avec elle égoïstement mais simplement en voulant son bien , de proche ou de loin. J'étais immobile, paralysée. « [...] Je veux simplement que de ton côté, si tu trouves l'amour de ta vie, que tu le lui dises aussi. C'est beau l'amour, c'est important d'avoir quelqu'un dans sa vie, de marcher dans la même direction que quelqu'un. Et que tu le veuilles ou non, ton idiot est certainement la personne parfaite pour toi. [...] » Ses mots s'ancrèrent un à un dans mon esprit. Des mots qui avaient le tour de changer notre vision des choses. Parfait , il l'était. Elle avait raison. Je devais trouver le moyen de lui faire entendre raison et s'il ne veut pas de moi, je continuerai , juste pour bien l'emmerder. Je devais essayer de vivre quelque chose. Laisser ce coeur de pierre battre un peu. « [...] n'en parle pas à Olivier s'il te plait. Je sais qu'un jour, je vais devoir lui en parler et le lui faire comprendre, mais pas maintenant. Je veux uniquement son bonheur et non me mettre à pleurer à chaque fois que nos regards se croiseront désormais. » Je penche piteusement la tête tout en observant ma belle-soeur, anéantie. Sans un mot, sans un soupire je me jetai sur elle pour la serrer dans mes bras. Je n'en pouvais plus. Blottie contre elle, mon regard scrutait le vide à notre droite. Je ne savais pas quoi faire. Je ne savais plus où nous devions aller dans cette histoire. Je ne pouvais pas la laisser vivre de cette façon mais je ne pouvais pas non plus briser ma parole et en parler à Olivier. Le prévenir peut-être mais tout révéler non. Je me recule enfin , les joues rouges , la respiration rapide , je réponds d'un voix étouffée. « Je vais t'aider à trouver qui c'est »





Whatever it is
I've been ignoring this big lump in my throat I'm stronger now, or so I say, But something's missing And he just happened to come at the right time And I just wanna scream What now? I just can't figure it out What now? I guess I'll just wait it out
© by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MEMBRE SUPER CLASSE

avatar

|métier| : Étudiante
|statut civil| : Fiancée, des étoiles dans les yeux
|âge du perso| : 25


Olivier Marya
|célébrité| : A. Beauty Kane
|crédits| : Milka
|pseudo/prénom| : SQ
|dcs| : Salomé
|nombre de messages| : 129


MessageSujet: Re: Ce beau dimanche (Stella)   Lun 3 Oct - 17:08

Il n'y avait rien d'ancien et rien de nouveau dans son couple et c'était ceci qui dérangeait le plus Stella. Dès que quelqu'un lui demandait comment allait ses amours, elle répondait toujours la même chose: tout va bien. Pas question de faire du mal à quelqu'un qui ne comprendrait pas les choses, qui s'inventerait une histoire ensuite et irait raconter ses dires à n'importe qui. Elle avait peur de s'encourager pour rien, de ne plus avoir de réponse de sa part par la suite. Des mois sans sourire, tout ça parce qu'elle savait. Stella savait ce qui arrivait, Olivier avait quelqu'un d'autre dans sa vie et ceci ne la gênait pas réellement. Ce n'était pas évident pour elle dès le départ mais à la suite, elle avait commencé à le comprendre. Si elle reculait dans le temps, se rappelant les beaux jours où Olivier la regardait avec amour, elle ne s'en rappelait plus. Il y avait longtemps qu'il la fuyait, ne lui donnant aucunes nouvelles le soir, lui promettant des choses et n'agissant pas ensuite. Elle avait longtemps attendu une réponse de sa part, un petit signe qui lui prouverait qu'il était toujours le même, mais ce n'était pas le cas. Elle avait beau attendre, elle devait maintenant se rendre à l'évidence, Olivier était amoureux. Mais d'une autre. Et au lieu de s'en prendre à lui et à son entourage, elle voulait se blâmer elle, d'être une fille trop généreuse, prête à gâcher sa vie entière uniquement pour rendre le sourire à quelqu'un qu'elle appréciait beaucoup. Avec le temps, Stella était tombée amoureuse d'Olivier, mais cet amour se dissipait peu à peu, avec toute l'attention que ce dernier lui donnait. Mais comment en vouloir à Olivier puisqu'il n'avait rien fait de mal? Si un homme regarde à gauche, préférant oublier sa fiancée, il n'y avait qu'une réponse possible. Sa fiancée n'était pas digne de l'être. Elle pourrait bien indiquer à tout les gens de son entourage qu'elle était toujours aussi folle amoureuse d'Olivier, quelque chose indiquait le contraire dans ses yeux. Elle tenait à lui, mais ce n'était plus aussi facile qu'avant, lorsqu'elle l'attendait après les cours pour entrer avec lui à leur domicile. Elle préparait alors leur repas et espérait un merci de sa part. Dorénavant, dès qu'elle regagnait sa maison, elle ne voyait plus sa cuisine de la même manière. Elle essayait d'imaginer Olivier là, avec quelqu'un d'autre pendant ses absences, se demandant s'il prévoyait la lui présenter un jour. Elle s'imaginait ensuite des histoires étranges, préférant jouer à la gentille fille polie, au lieu de se mettre à pleurer. Encore une fois. Elle avait beau essayé de se mettre à la place de son fiancé, mais elle n'était pas capable de comprendre la raison qui le poussait à agir de cette manière. C'était certainement elle le problème, mais elle ne voyait pas comment changer pour le rendre plus heureux lorsqu'il revenait du travail, par exemple. Elle avait depuis longtemps renoncé à essayer de le faire rire, voyant que ses tentatives n'avaient servis à rien. En parler à sa belle-soeur lui faisait tout de même le plus grand bien. En acceptant d'épouser Olivier, Stella avait perdu les seules amies qui lui restaient. Elle n'avait jamais de grandes amies, mais maintenant c'était le néant dans sa vie. Elle avait compris que les choses étaient beaucoup plus compliquées lorsque l'on était en amour et que souvent, la jalousie prenait le dessus sur le reste. C'était ceci qui lui était arrivée, la jalousie des autres avait mis un terme à des amitiés. Elle ne leur avait aucunement présenté Olivier et déjà, les choses avaient été tendu. Non, personne n'allait le rencontrer, elles ne le souhaitaient pas. Stella s'était alors retrouvée toute seule pour le restant des jours à venir, se demandant comment sa vie aurait pu prendre un nouveau tournant autrement.

La nouvelles avocate n'était pas certaine de comprendre ce que le yoga pouvait lui apporter de nouveau dans sa vie. Elle avait l'impression que ce 'sport' n'était pas fait pour elle. Elle qui aimait bouger, prendre son temps pour bien écouter les explications et ensuite espérer donner son meilleur, elle ne voulait pas apprendre à respirer et ensuite, voir que toutes ses misères étaient encore dans les parages. Ensuite, elle aurait été encore plus apte à comprendre que la vie était un monstre, l'amour aussi, et qu'elle n'avait plus le choix. Elle devait avancer et garder les yeux ouverts. Faire confiance à Olivier et espérer que ce dernier puisse un jours lui faire comprendre ce qui clochait chez elle. Elle ne voulait pas mettre un terme à leur relation sans comprendre ce qui n'avait pas fonctionné. Et même si elle avait peur du résultat et de la réponse de son fiancé, elle avait besoin de le savoir et de l'entendre de sa bouche. Pas de celle de l'un de ses amis, pas de sa soeur ou autre. De sa bouche à lui. Si jamais elle voyait que ce n'était que du charabia de sa part, elle allait rebrousser chemin et espérer pouvoir continuer sa vie. Sans penser à Olivier. Les choses seraient épouvantables et monstrueuses, mais elle ne voulait pas pleurer pour si peu. Elle voulait lui montrer qu'elle était une femme forte et qu'elle ne désirait que son bonheur. Plier bagages sur sa vie, sur ses amours, sur sa vie de couple et continuer d'avancer tranquillement dans la position initiale. Si c'était ça son problème, elle voulait montrer à Olivier qu'elle était une femme forte et discipliné. Qu'il commettait une très grande erreur et qu'il pourrait le regretter. « Oui, pourquoi pas!» Elle avait dit cela comme ça, espérant que la séance de yoga n'était pas réellement au menu. Voir les autres attendre, respirer et se demander ce que tout ces gens pouvaient bien avoir en commun, n'intéresserait pas réellement Stella. Elle était curieuse, si, mais pas autant.

Par contre, s'il était question d'amour et de Marya, elle était curieuse à ce niveau. Elle savait bien qu'elle n'était pas un exemple à suivre, qu'elle n'était pas très bonne pour donner des conseils, mais voir sa belle-soeur amoureuse la rendait heureuse. Elle qui s'imaginait un double mariage quelques minutes auparavant, elle ne voyait plus la même chose maintenant. Elle s'imaginait Marya heureuse au bras d'un parfait étranger et c'était tout. Plus d'amour de son côté, mais un Olivier souriant et apaisé. Ceci ne serait rien sans un peu de compassion et d'amour pour son prochain. « Je crois que même en amour, les hommes sont de parfaits crétins. » Venait-elle de dire tout ça? Et oui! Et elle le pensait aussi. Elle ne connaissait pas l'homme sur qui Marya avait des vues, mais s'imaginait déjà un type bien, quelqu'un avec une bonne réputation. Elle ne pouvait s'imaginer autre chose lorsqu'il était question de Marya Lambert. Une jolie jeune femme mature pour son âge et qui adorait son entourage. Elle ne pouvait pas tomber sur un type mauvais, un revendeur de drogue, quelqu'un avec un passé louche et qui avait fait de la prison pendant des années. Marya était une gentille fille, la plus gentille que Stella avait rencontrer. Elle s'imaginait déjà son 'amoureux' comme un prince charmant, descendant de sur son cheval pour enlever la jolie princesse blonde. Un garçon au visage doux, aux bonnes manières, qui plairait à toute la famille. Un ange tombé du ciel. « Des fois, nous croyons que cette personne puisse comprendre nos intentions et ce n'est généralement pas le cas. » Stella parlait également pour elle, vu qu'elle connaissait bien Olivier maintenant. Des fois, elle avait l'impression de ne pas devoir parler pour expliquer les choses et lorsqu'elle comprenait qu'elle allait devoir le faire, elle changeait de position. Les paroles suivantes de Marya commença à intriguer Stella. Elle le fréquentait? Depuis quand? « Tu as un petit ami et personne ne le sait? » Comprenant ensuite ses paroles épouvantables, Stella eut envie de se frapper la tête. Marya n'avait pas de petit ami, elle ne faisait qu'avoir des relations avec lui, c'était tout. C'était simple aussi à comprendre et maintenant que le sujet était presque abordé, la future avocate s'en voulait. Elle ne voulait pas parler de tout ça avec sa belle-soeur, ne sachant pas trop où aller dans ce genre de discussion. S'imaginant le pire ensuite, Stella ne pu s'empêcher de lui demander si Olivier le connaissait. Elle avait peur de sa réaction, sachant très bien qu'elle entrait dans une discussion assez intime avec elle. Étaient-elles assez bonnes amies pour parler garçons toutes les deux?

Alors, Olivier le connaissait, mais pas vraiment de la bonne manière. Intéressant. Olivier connaissait alors l'amoureux de sa soeur et il le détestait. « C'est certainement parce qu'il intéresse sa petite soeur, rien d'autre. » Stella essayait de se rendre à l'évidence, mais elle n'y arrivait pas. Si Olivier n'aimait pas l'amoureux de sa soeur, ce n'était que pour une seule et bonne raison. Il avait peur de la perdre. De la voir mariée, maison et enfants ensuite. Il serait alors Tonton Oli, pour la joie des plus jeunes. Cette petite pensées lui avait décroché un mince sourire, avant de reprendre son sérieux. « Cinq ans de différences, ce n'est pas la mort. Ce n'est pas comme s'il avait l'âge de ton grand-père, non? Alors, quand me le présentes-tu? » Elle était curieuse Stella, elle voulait tout savoir. Par contre, elle pourrait comprendre si Marya ne voulait pas le lui présenter. C'était sa vie à elle et non la sienne. Son petit jardin secret. Elle espérait quand même qu'elle puisse le voir un peu et apprendre à le connaitre. Lui parler serait une très bonne chose aussi. Elle s'imaginait bien une grande conversation sur leur emploi du temps, sur la politique et la paix dans le monde. Cette personne ne pouvait certainement pas être mauvaise sinon, pourquoi Marya serait-elle amoureuse d'elle? « Il est mignon, au moins? » Elle espérait avoir une description de cette manière.

Manger une pizza devant un film semblait la meilleure chose à faire pour oublier certaines personnes et certaines choses dites ici-même. La prochaine fois que Stella allait se promener et tomberait nez à nez avec cette boutique, elle ne pourrait s'imaginer autre chose que leur présente conversation. Dire à Marya tout haut ce qu'elle ne voulait pas qu'Olivier puisse apprendre par lui-même. Faire confiance à sa belle-soeur pour que cette dernière puisse garder le silence et ainsi l'aider dans sa découverte future. Elle espérait tant de Marya, comme une petite annonce à ce moment précis. Elle aurait aimé avoir une confession, que cette dernière puisse lui avouer qu'elle connaissait le prénom de celle qui faisait partie intégralement de la vie de son grand frère. Rien, rien du tout. Elle la regardait uniquement, espérant certainement que Stella puisse revenir sur ses paroles et ainsi arrêter de faire croitre le doute qui commençait à avancer lentement. Lentement, mais qui prenait de l'ampleur sans cesse. Tout ce que la jolie blonde lui dit, c'était son prénom. Elle ne s'autorisa pas à ajouter quelque chose. Elle voulait certainement se cacher et espérait qu'elle puisse se taire. C'était une discussion dont même Stella n'avait pas envie. Mais elle savait aussi qu'elle n'aurait pas le choix de le faire. Si elle voulait passer une agréable soirée avec Marya, elle devait la mettre dans la confidence. Et c'est ainsi que Stella pu se vider le coeur et verser quelques larmes. Ce n'était pas évident dès le départ mais dès les premières paroles sorties, elle pu se vider le coeur lentement. Ceci lui coûtait cher de dévoiler ainsi certaines choses intimes de sa vie et surtout, sur celle de son fiancé, mais c'était pour une bonne cause, elle le sentait. Elle ne pouvait plus reculer maintenant et faire comme si elle n'avait jamais parlé. Elle avait beaucoup de choses à dire et à exprimer. Et ceci lui fit du bien. « Tu es sérieuse? Tu as envie de m'aider? » Comment être reconnaissante de la suite? Stella aurait aimé pouvoir lui exprimer sa joie, mais elle ne savait pas trop comment le faire. Elle était ravie de la suite, heureuse de voir qu'elles seraient deux désormais pour trouver la coupable. « Par contre, ne rends pas ton frère responsable de toute cette histoire, ce n'est pas de sa faute. Je voudrais uniquement trouver les bons mots pour lui dire que je ne lui en veux pas et qu'il a le droit d'être heureux avec la personne qu'il aime. Si ce n'est pas moi, ce n'est pas si grave, ce sont des choses qui arrivent. Et toi aussi, j'espère vraiment que tu es tombée sur un homme gentil et prêt à faire des folies pour que tu sois bien avec lui. » Stella le voulait, elle y croyait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MEMBRE SUPER CLASSE

avatar

|métier| : Étudiante en danse/Dealeuse de drogue
|statut civil| : Quelqu'un cogne à la porte
|âge du perso| : 20

You terrify me, cause you're a man, you're not a boy You got some power, and I can't treat you like a toy You're the road less travelled by a little girl You disregard the mess while I try to control the world Don't leave me, stay here and frighten me Don't leave me, come now enlighten me So go and challenge me, take the reins and see
Watch me squirm baby, but you are just what I need And I've never played a fair game I've always had the upper hand But what good is intellect and airplay If I can't respect any man Oh I want to play a fair game You got too close and I pushed and pushed hoping you'd bite So I could run, run and that I did but through the dust You saw those teeth marks, they weren't all yours So go on shake me, shake until I give it up


If I got locked away And we lost it all today Tell me honestly Would you still love me the same? If I showed you my flaws If I couldn't be strong Tell me honestly Would you still love me the same?

As life goes on I'm starting to learn more and more about responsibility I realize everything I do is affecting the people around me So I want to take this time out to apologize for things that I've done And things that haven't occurred yet I'm sorry for the things that I did not say I understand that there are some problems And I am not too blind to know All the pain you kept inside you Even though you might not show I’m sorry that I grew up way too fast I wish I would’ve listened and not be so bad

I don't know how you convince them and get them, boy I don't know what you do, it's unbelievable I don't know how you get over, get over Someone as dangerous, tainted and flawed as you One for the money, and Two for the show You're screwed up and brilliant, You look like a million dollar man You got that world baby but at what price Something so strange, hard to define I'd follow you down down down


MES PETITS SUJETS ! MIAM !
ALEXIS DAVID STELLA DYLAN OLIVIER
ALEXIS-JACKSON SEAN
MORGANE STEPHAN SUJET COMMUN HANNAH
|célébrité| : Chloe Moretz
|crédits| : Carole71
|pseudo/prénom| : Mya
|dcs| : Le fou & La douce [Daniel , Taïla]
|nombre de messages| : 421


MessageSujet: Re: Ce beau dimanche (Stella)   Lun 17 Oct - 2:27


Ce beau dimanche




On dit de certaines personnes qu'ils sont comme de grands livres ouverts. Ce n'était pas le cas de Stella. Je n'arrivais pas à déchiffrer ma belle-soeur aussi aisément que les autres personnes. Il y avait un temps où j'avais cru que c'était dans la poche. J'avais cru que Stella était aussi simple qu'une nouille de spaghetti. Verticale , sans relief. Quelque chose de très simple en somme. Aujourd'hui je sais que je me suis trompée sur son compte et encore plus que je ne l'aurais cru. Je ne me fiais plus à rien pour deviner le fond de pensée de ma belle-soeur. J'en était à un stade très limité : Elle sourit, elle aime ça. Elle ne sourit pas, elle n'aime pas. Voilà où j'en étais dans mon analyse. Et pourtant, j'étais douée d'ordinaire avec les gens. En ce moment même, je ne l'étais pas lorsqu'il était question de Stella Hennigs. Elle approuva cette sortie lancée à la hâte , j'en déduis que ceci l'avait ravie. Moi-même je n'étais pas réellement enchantée par cette idée. Où allait-je trouver le temps pour ça ? Quelques heures en moins pour dormir. Dernièrement, dormir était la seule chose que je désirais réellement. Entre l'école le jour et toute les fêtes le soir où je m'invitais pour vendre de l'herbe , j'avais bien du mal à trouver du temps pour dormir. Pour l'instant, j'allais à la bibliothèque piquer un somme durant ma pause diner. Vous me direz que c'est complètement cinglé mais petit 1. Il n'y a pas des fêtes tout les jours , dieu merci et petit 2. vu les révélations de Stella, j'avais bien fait de trouver un moyen de faire du fric. Beaucoup de fric. La triste réalité actuelle était que , cet argent ne servait à rien. Malgré tout mes efforts, je ne me voyais pas sortir de l'argent à ma mère sans une bonne excuse à lui servir autre que , je vend de la drogue à mes camarades de classe. M'acheter des choses ? Oui oui mais encore, je ne peux pas abuser autrement on va se poser des questions. Tout le monde sait que les Lamberts sont fauchés. Déjà que je me suis achetée une voiture , je ne la gare jamais devant chez moi et je l'utilise uniquement pour aller au chalet. Celui que je compte acheter un jour , si je ne croupie pas en prison d'ici ce temps-là. J'avais du mal à l'admettre mais là-dessus, la solution d'Oli valait beaucoup plus que la mienne. Il n'y avait rien de mal à accepter la générosité de sa belle-famille. J'avais trouvé le moyen de faire de l'argent mais m'en servir serait suspect. Pas génial comme plan Marya.

Je passais aux aveux. Je me réservais tout de même une certaine résistance quant au sujet. Je ne savais pas ce qui m'avait pris d'avouer à Stella qu'il y avait peut-être un idiot dans ma vie. Je croyais que la conversation s'arrêterait à ce stade. Il faut croire que non. Stella voulait tout savoir. Et moi , je ne voulais pas m'avancer dans rien. Rien, un si beau mot. Il y avait des jours où pour arrêter de me prendre la tête, je me disais à moi-même qu'il n'y avait rien entre nous et ça passait. Plus de question à se poser quand il n'y a rien. Rien : Un gouffre, un néant. Un gigantesque trou noir dans lequel on peut jeter toute les choses qui nous embête. Et m'attacher à quelqu'un m'embêtait énormément. Me découvrir une complicité, et plus , avec quelqu'un que je m'étais promis d'éviter, c'est complètement con. Mais je n'étais pas à plaindre, d'autres voyaient pire. D'autres n'avaient pas que de simples attachement. D'autres voguaient entre le gouffre du tout et le tourbillon du rien. Comme Stella Hennigs. Elle avait tout avec Oli , un appartement , des fiançailles. Et elle n'avait rien , pas d'amour pas de présence. Quelle chance j'avais de n'avoir que le rien. « Je crois que même en amour, les hommes sont de parfaits crétins. » Cette réplique, venant de n'importe qui aurait passé inaperçu mais venant de Stella , ça m'a fait une petite tique. Ce n'était pas digne d'elle d'être pessimiste quant à l'amour humaine. Elle qui avait foi en n'importe quoi, elle semblait l'avoir perdue dans une simple phrase. Et je savais que dans un sens, elle parlait d'Oli. Je savais que ce jour arriverait , celui où Stella perdrait foi en l'humanité. Je savais déjà depuis un moment que ce serait le résultat d'une affaire avec les Lamberts. Cela me peinait un peu d'y assister. De voir cette personne que j'admire tant, se démanteler de cette façon. Je prend une inspiration et timidement, je cherche les bons mots à insérer. « Pas tous. Il y en a pour qui c'est moins évident que d'autres. » et je pensais à mon frère bien évidemment. Lui qui s'est laissé prendre par la vie. Ce besoin de faire ce qui est juste , peu importe les sentiers choisis. Les bons comme les mauvais. J'en aurais dit davantage mais de peur de m'avancer dans quelque chose de trop évident, j'ai préférée me taire. Sinon je lui aurais dit que même si je n'y connais rien, l'amour ça a l'air fragile. Je parle du vrai, celui qui fait vivre. Ça peut se briser pour un rien, devenir fade au moindre grain de sel en trop. Et je les vois, ces couples heureux qui jure qu'ils ont trouvés le secret. C'est du plastique tout ça. L'amour ce n'est pas beau. Ce n'est pas un conte de fée où tout est merveilleux. C'est se construire un cocon avec quelqu'un , un endroit magique et le défendre bec et ongle, même si on doit lutter avec soi-même. Ça ne vient pas de moi , moi j'y connais rien. C'est quelqu'un qui m'a dit ça un jour, Daisy. Une ancienne prostituée qui tenait un bordel. Une sorte d'amie , celle qui m'a tendue ma première cigarette. C'était notre voisine à l'époque où mon paternel respirait encore et les jours où je ne voulais pas rentrer chez moi , j'allais chez elle et elle me servait un bon verre de Gin. J'adorais cette bonne femme. Elle me racontait toute sortes d'histoires que je ne comprenais pas à l'époque mais que je comprend mieux aujourd'hui. Bien que le statut de ce personnage enlève toute crédibilité à ses dires quant à l'amour , je la crois et j'aime penser que c'est de ça qu'il s'agit lorsqu'on parle d'une relation amoureuse. C'est de ça que j'ai envie. Pas du plastique. Et tant que je ne le trouve pas , je ne me mouillerai pas les mains. Mais je savais déjà que ce cocon dont me parlait Daisy, je l'avais déjà construit avec Alexis. Nous ne savions simplement pas encore comment le défendre ni si ça valait la peine. « Des fois, nous croyons que cette personne puisse comprendre nos intentions et ce n'est généralement pas le cas. » Un sourire amusée me prend. « C'est normal, on est des filles. Y'a pas grand monde qui nous comprend à part nous-même. » L'évidence même.
Je voguais tranquillement dans ma petite tête lorsque Stella m'arriva avec une réplique qui m'a tiré un sursaut : « Tu as un petit ami et personne ne le sait? » J'arrête de respirer un moment. « Hein ?! »Mais qui a parlé de petit ami ? Stella, ne dit plus jamais une chose pareille. Je compris bien vite qu'elle avait simplement mal interprété le sens du mot « Fréquentation » , moi-même je n'avais pas choisis mes dires avec plus d'attention qu'il n'en faut. Fréquenter quelqu'un c'est vaste. Il fallait vite ajuster le tir autrement, Stella aura de belles histoires à raconter à Oli. « Non ! Non ... C'est pas mon petit ... Vraiment pas. Je doute que ça aille quelque part cette histoire. Enlève toi ça de la tête Stella. » Quel soulagement de pouvoir enfin mettre les points sur les I. Cette conversation me semblait difficile à gérer. Je ne voulais pas prévoir quoi que ce soit ou même , vouloir quoi que ce soit. Je voulais juste laisser couler et voir ce qui advient de tout ça. Peut-être même arrêter ce jeu débile et l'éviter qui sait. Ou alors poussez la torture plus loin et continuer de l'embêter à mes risques et périls.  Nous verrons bien.

J'avais expliquer à Stella qu'Oli connaissait le coupable mais qu'il ne l'aimait pas. « C'est certainement parce qu'il intéresse sa petite soeur, rien d'autre. » Je pouffe de rire. Rien d'autre ? Ah non ? Oui oui , elle est bien bonne. Je n'ai jamais vraiment eu d'histoires sérieuses , jamais je n'ai présenté quelqu'un à ma mère ou mon frère. Je ne sais donc pas si Oli est du genre protecteur quant aux garçons. Pour être honnête , je ne crois pas. Moi et lui sommes tellement proches, je suis convaincue qu'il a confiance en mon jugement, si on ne parle pas d'Alexis Thorens bien sûr.  Je crois qu'il comprendra sûrement que même si je court tout droit vers une erreur monumentale , qu'il doit me laisser la commettre pour que je puisse me relever et m'en sortir plus sage. Je ne suis pas contre les erreurs ni les folies. J'ai envie de vivre et pas qu'à moitié. Je le ferai au meilleur de mes capacités. Je fronce légèrement les sourcils , peu convaincue. « Est-ce qu'Oli t'a montré certains messages textes étranges qu'un malade lui aurait envoyé ? » Et voilà , les dés venaient d'être jetés. Peut-être qu'avec ça, ma belle-soeur allait finalement réaliser le genre de personne dont il est question.  « Alors, quand me le présentes-tu? » Ou pas. Je réfléchis à sa question. Devrais-je le lui présenter ou pas ? Stella était devenue une sorte d'amie. Lui présenter l'abominable faiblesse de Marya Lambert lui ouvrirait peut-être les yeux sur certaines choses. Un faible sourire se dessine sur mon visage tandis que j'observe ma belle-soeur tendrement. « Jamais j'espère » Je baisse les yeux vers mes mains puis je la regarde de nouveau. « Tu ne l'aimeras pas de toute façon » Et pour moi , c'était catégorique. N'importe qui voulant mon bien m'empêchera à coups sûr d'aller vers quelqu'un comme Alexis Thorens. Et ils auront bien raison. « Il est mignon, au moins? » J'hausse les sourcils continuant de fixer mes mains. Alexis avait son quelque chose bien à lui. Pas spécialement par son physique mais plutôt dans sa manière d'être. J'ignore lequel des deux est plus imposant mais peu importe, ça a l'air de fonctionner vu tout les gens qui craque pour lui , moi comprise. Ou pas. Je crois que pour lui ce n'est qu'un jeu , une envie d'en faire craquer une de plus : moi. Et ça me met en rogne , quand j'y pense j'ai juste envie de lui en coller une. Moi qui voudrait juste qu'on lui foute la paix et qu'on la laisse faire ses magouilles tranquille. Ma petite ballerine miniature s'asseoit sur mon épaule et observe ses ongle manucurés « Tu l'a cherchée tout de même non ? Il te laissait tranquille avant que tu ne décide de lui pourrir la vie » Je lui souffle dessus et celle-ci disparait en poussière. Quand même tes amis imaginaires ne prennent pas ton parti , c'est que tu est tombée bien bas. Je soupire. « Ouais bah j'aurais préférée qu'il soit moche.  Pas que ça aurait changé quelque chose mais ça aurait évité aux autres de tomber comme des mouches. Je veux dire, je comprends même pas pourquoi tout le monde craque pour lui. Ils le trouve tous bizarre , je sais pas ce qu'il leur fait .... Ce qu'il me fait à moi aussi..... C'est complètement dingue cette histoire. Un second soupire. Complètement dingue en effet. Je ne sais pas comment il fait, même moi je n'arrive pas à berner autant de gens. Une petite tique me prend à savoir que Thorens me surpasse dans quelque chose.

Mon regard ancré dans celui de Stella, mon coeur battait à une vitesse folle. Trouver la coupable, je lui avais dit. Je me sentait prise dans une effroyable position. Je me trouvais devant la fin , devais-je couper la corde du pilori ou attendre que mon frère y mette sa tête ? Stella savait tout. J'ignore comment elle savait. Où ? Où avait-on fait une erreur ? Où est-ce que je me suis trompée ? À quand datait l'erreur fatale ? Quelqu'un lui aurait dit ? Qui ? La seule personne que je connaisse et qui soit au courant c'est Alexis. Vu les messages textes qu'il a envoyé à mon frère, serait-il capable d'une telle chose ? Irait-il jusque-là pour me pourrir la vie ? Est-ce que notre jeu pouvait prendre de telles proportions ? Beaucoup de questions. J'avais l'impression de perdre pied. Malgré l'enthousiasme de Stella face à ma promesse , j'étais pour ma part, extrêmement confuse. J'imaginais la suite des évènements et toutes les conséquences qui en découleront. Ma belle-soeur avait beau m'assurer de ne pas m'en faire pour mon école, je ne me sentais pas du tout confortable dans cette situation. Elle n'allait pas continuer de financer les études de la soeur de fiancé infidèle. Qui ferait ça ? « Tu es sérieuse? Tu as envie de m'aider? » Je déglutis tout en l'observant silencieuse. Était-elle sans savoir que ma réplique était, encore une fois une simple ruse. Une tentative désespérée pour gagner du temps. Le mieux que je peux faire dans l'heure actuelle. Je connaissais la coupable mais jamais je n'allais la livrer. Si ça se trouve, Stella n'est pas si généreuse que cela. Personne ne peut l'être à ce point. Si ça se trouve, ce n'était qu'un piège cette promesse de financement. Une fois que je lui aurais livrée Morgane, elle tournera le dos aux Lamberts et ira tout révéler à ses parents. Un scénario bien plus plausible que la générosité aveugle d'une enfant naïve. J'approuve de la tête pour lui assurer qu'elle avait désormais une complice dans cette histoire. Être avec elle me permettrait de la mener dans le néant et détruire ses moindre indices. Stella, je t'adore , tu le sais bien mais dans cette vie, faut savoir survivre. C'est ce que je compte faire. Cette école, j'y tiens. « Par contre, ne rends pas ton frère responsable de toute cette histoire, ce n'est pas de sa faute. Je voudrais uniquement trouver les bons mots pour lui dire que je ne lui en veux pas et qu'il a le droit d'être heureux avec la personne qu'il aime. [...] » Je lève les yeux vers elle peinée. Je lui fais signe que non. « Tu ne peux pas le penser Stella ... Tu ne peux quand même pas vouloir une chose pareille , si ? » Faire appel à sa douleur en la créant à moi-même me semblait une bonne méthode. Me ranger de son coté même si , en toute honnêteté , c'était le fond de ma pensée. J'hausse doucement les épaules d'un air blessée. « Tu devrais lui en vouloir , tu devrais ... J'ai honte , après tout ce que tu as fait pour nous ... » Je lève les yeux vers elle , navrée « Je suis désolée Stella, je le jure , je suis réellement désolée pour tout ça » Et je l'étais , je l'étais sincèrement. Même si ma complicité avec elle reposait sur un mensonge, elle était entièrement sincère.




Whatever it is
I've been ignoring this big lump in my throat I'm stronger now, or so I say, But something's missing And he just happened to come at the right time And I just wanna scream What now? I just can't figure it out What now? I guess I'll just wait it out
© by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

MEMBRE SUPER CLASSE

avatar

|métier| : Étudiante
|statut civil| : Fiancée, des étoiles dans les yeux
|âge du perso| : 25


Olivier Marya
|célébrité| : A. Beauty Kane
|crédits| : Milka
|pseudo/prénom| : SQ
|dcs| : Salomé
|nombre de messages| : 129


MessageSujet: Re: Ce beau dimanche (Stella)   Dim 20 Nov - 5:28

Stella n'avait que les yeux pour les contes de fées. Les contes remplis de dragons, de chevaliers, de princesses demandant de l'aide et d'incroyable royaume luxueux. Elle aurait bien aimé vivre dans un pays lointain, n'avoir jamais mis les pieds en Suisse, et vivre une vie telle qu'elle aurait aimé. Rencontrer son prince charmant, se marier et fonder une famille. Passer ses weekends au terrain de sport avec son fils et quelques soirs de semaine, au cours de danse de sa fille. C'était ça, son idéal. Pas la peine de mentionner un fiancé ayant peur de l'engagement, préférant la tromper avec une autre au lieu de s'expliquer. Pas la peine de mentionner qu'il n'y aurait jamais d'enfants, pas même lors d'une adoption. Comment expliquer à un enfant que son père s'amuse avec la voisine tandis que maman s'occupe de l'éducation de toute la famille et de préparer la maison pour que son mari puisse rentrer dans une demeure bien rangée? Elle ne souhaitait pas devoir tout expliquer, lui dire qu'elle aimait toujours aussi fort son mari, mais ce n'était plus la même chose depuis un moment. Elle voulait rester avec lui pour l'aider à avancer et accepterait lorsqu'il déciderait de partir. Par contre, elle n'était pas prête à lui dire adieu indéfiniment. Stella voulait le garder encore un peu, sentir son odeur le matin lorsqu'elle prenait place sur le sofa, comprenant qu'Olivier avait passé la nuit à cet endroit. Pour certaines personnes, ce simple petit geste pouvait être effrayant, voir grotesque. Mais pour Stella, ce dernier voulait tout dire. Elle ne voulait pas dire adieu, faire une croix sur son couple et sur le bonheur qu'elle aurait pu avoir, si Olivier aurait véritablement été amoureux d'elle. Ce n'était visiblement pas le cas et elle le savait. Elle ne voulait pas mettre de côté autant d'heures de travail à se faire désirer pour, en retour, n'avoir droit qu'à un mince sourire. Elle voulait pouvoir compter pour lui un peu. Ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie.

Mais les choses pouvaient changer en seulement quelques mots, comme c'était le cas présent. Stella se voyait mal donner des conseils à sa belle-soeur, même si elle aurait aimé le faire. Elle aurait aimé pouvoir lui dire que l'amour était de toute beauté. Que les choses étaient tellement simple lorsqu'on les regardaient avec le coeur et que si jamais elle voulait se confier, elle serait là pour l'écouter. Mais comment faire pour faire croire tout ça à une personne qui a plus de chance de terminer sa vie avec des enfants que soi-même? Stella avait honte de sa situation. Elle aurait bien aimé pouvoir entrer sous le tapis et y passer la nuit. Et les jours suivants si elle aurait pu également, elle ne serait sortie de là uniquement pour ... uniquement pour rien au monde. Elle serait restée là pour le restant de sa vie, espérant réussir à se faire oublier. Certe, elle allait se faire marcher dessus et passer des heures à se tourmenter mais au moins, à la longue, elle pourrait se faire oublier et ainsi, ceci pourrait l'aider à panser ses blessures. Les paroles présentes auraient pu réchauffer le coeur de Stella, mais ceci fit le contraire. Elle ne voulait pas parler en mal d'Olivier et, sachant que Marya parlait de lui en ce moment même, elle avait beaucoup de difficulté à rester sur une bonne humeur constante. Elle aurait aimé pouvoir croire sa belle-soeur, lui dire qu'elle voulait faire confiance à nouveau à Olivier et aussi, qu'elle comprenait que pour certaines personnes, l'amour était un sentiment étrange et compliqué, mais elle n'en avait pas la force. Elle voulait foncer, mais elle avait peur de se faire mal en tombant. Oui, elle allait tomber, c'était évident. Et ça, elle ne le voulait pas tout de suite. « J'aimerais pouvoir penser comme toi. On dirait que de ton point de vue, tout semble facile. » Elle faisait référence à sa vie, à l'amour, à ses désirs et ce qu'elle souhaitait faire dans les minutes futures. Pour Stella, elle ne savait pas exactement si elle devait continuer de marcher ou si elle devait s'arrêter pour prendre le temps d'évaluer la situation. Elle était perdue mentalement depuis des mois, espérant pouvoir se sortir de ce mauvais pas un jour. À l'évidence, ceci allait prendre du temps. Beaucoup plus de temps qu'elle aurait même pensé un jour. Stella croyait, lorsqu'elle était encore une gamine, que la vie pouvait lui apporter tant de jolies choses. Avec quelques années de plus, elle voyait que ce n'était pas le cas. Sa vie rêvée n'était pas comme elle l'aurait voulu. Et c'était loin d'être comme dans un rêve. Son prince charmant se transformait en crapaud peu à peu.

La vie de Marya semblait plus stable et beaucoup plus jolie. Elle avait un amoureux, elle vivait peut-être même lui en cachette. Ils devaient se rencontrer quelques soirs par semaine pour parler de leurs activités et terminé leur journée serrés l'un contre l'autre. C'était ainsi que Stella aurait voulu voir sa vie fonctionner. À la place, elle avait le droit à presque rien. Et lorsque Marya décida de lui dire que non, elle n'avait personne dans sa vie, cette dernière sembla surprise. Stella ne pensait pas que sa belle-soeur était ce genre de personne. Faire l'amour, pour Stella, était quelque chose de précieux et quelque chose de sérieux. Elle ne voulait pas le faire avec quelqu'un qu'elle n'aimait pas. Elle voulait rencontrer l'homme de sa vie avant de se donner entièrement. Et pendant des mois, elle avait pensé que cet homme était Olivier. Mais plus maintenant. Elle se sentait même soulagée de ne pas avoir pousser les choses trop loin avec cet homme. Ridicule elle aurait été ensuite, si quelque chose se s'aurait passé entre eux et continuer de le regarder dans les yeux, tout en sachant qu'elle avait perdu son innocence avec ce genre de personne. Infidèle, en plus. Pour répondre à Marya, l'étudiante préféra lui faire signe que non, de la tête. Elle ne voulait pas commencer à parler d'un malade à Quertal. Il y avait bien d'assez d'étranges personnes dans le coin, pas la peine de parler d'un malade qui pouvait sévir à quelque part. En plus, elle ne comprenait pas pourquoi Marya parlait d'amour et de sentiments et qu'ensuite, elle voulait parler d'un malade et de ses messages. Peut-être que ceci avait un lien fort, mais si c'était le cas, elle ne souhaitait pas continuer comme ça. Stella voulait se boucher les oreilles et essayer de tout oublier. Et pour tout oublier, elle préféra poser une nouvelle question à Marya, espérant lui faire comprendre qu'elle ne voulait pas parler de maladie. Sa tante était malade justement. Elle ne voulait pas parler de maladie et avoir toutes ces pensées en tête pendant un très long moment. Et Marya décida de lui expliquer que non, elle n'allait pas lui présenter. Pendant quelques secondes, Stella avait cru se tromper à nouveau. Peut-être que c'était un homme après tout. Un homme bien et qu'elle souhaitait uniquement ne pas trop le présenter à son entourage, ayant peur que quelqu'un puisse le lui voler. Mais plus maintenant. Elle s'imaginait bien le pire. Après avoir pensé qu'il s'agissait d'une femme, Stella pensait autre chose maintenant. Elle voyait cet homme comme un vieux. Un homme avec des enfants, marié à une autre femme, ayant une maladie, une sorte de cancer. Le regard toujours dirigé vers ses mains, Marya semblait un peu perdu. Comme si elle cherchait une manière de changer de sujet mais Stella n'était pas prête à le faire. Elle savait que si jamais Marya réussissait à la faire changer d'avis, cette dernière allait lui parler de ses amours critiques avec l'apprentis avocat. Des heures de problèmes et de tristesse auraient alors lieu. Mais au moins, l'homme marié que Marya voulait en secret, était de son goût et, par ses paroles, assez bien pour d'autres personnes. Stella n'en pouvait plus, elle voulait savoir de qui il s'agissait. Elle allait perdre patience, si tout ceci continuait de cette manière. Si elle ne le voyait jamais, elle voulait au moins avoir un nom et un prénom. Ceci allait pouvoir l'aider dans ses recherches. Elle pourrait demander à son père ce qui se passait avec cet inconnu et si ce dernier était connu pour certains crimes. Dans un certain sens, ceci allait aussi aider Marya. Elle pourrait alors comprendre qui était cet homme et savoir si oui ou non, il en valait la peine. Au fond, Stella espérait que cet homme puisse être le prince charmant de sa belle-soeur. Une sorte de héros pour elle. Si ce dernier n'était pas comme Olivier le souhaitait pour sa soeur, elle allait arriver à le faire changer. Elle l'espérait, dans tous les cas. Elle connaissait assez bien Olivier pour savoir que ce dernier pourrait se ronger les ongles pendant des décennies, uniquement dans le but de s’inquiéter d'avantage. C'était sa petite soeur, sa petite princesse. Et tout le monde sait qu'Olivier pouvait devenir protecteur pour sa famille. Si seulement ce dernier pouvait devenir plus protecteur avec sa fiancée, Stella n'aurait pas dit non.

Même si Marya voulait vraiment l'aider, Stella se sentait coupable d'ajouter un peu de complicité dans cette recherche de maîtresse. Elle souhaitait véritablement savoir qui était cette étrange inconnue et pouvoir enfin faire son deuil. C'était ainsi qu'elle voyait le tout. Faire son deuil et ensuite, elle serait capable d'accepter. Probablement pas grand chose, mais assez pour devenir heureuse avec le temps. Et même si elle faisait entièrement confiance à Marya, elle avait un peu peur que cette dernière puisse lui jouer dans le dos. Pas qu'elle puisse connaitre la rivale de Stella, mais qu'elle puisse en parler un peu avec Olivier. Lui apprendre tout ce que sa belle-soeur pouvait savoir sur le sujet, lui faire comprendre qu'elle ne l'aimait pas suffisamment. Lui dire qu'elle était une fille épouvantable d'agir de la sorte. Elle avait peur de perdre sa place auprès d'Olivier et de savoir qu'encore de cette manière, elle passerait en deuxième. En deuxième encore une fois et toujours, mais ceci l'importait peu. Avec ses paroles, dites à la volée, toute personne pourrait croire qu'elle essayait uniquement de gagner du temps ou même, de faire parler quelqu'un d'autre. Mais ce n'était pas le cas. Elle était sérieuse avec ses sentiments. Si Olivier en aimait une autre, qui était-elle pour venir tout gâcher? Elle ne voulait pas nuire à son bonheur et si ceci impliquait un retrait de sa part, elle allait le faire. Elle allait également continuer à fermer les yeux devant ses parents, espérant que ces derniers puisse voir qu'elle était heureuse avec son amoureux. Ainsi, les Lambert pourrait avoir une partie de l'argent des Hennigs. « Tu dis ça comme si tu étais coupable de quelque chose. » Stella, elle ne voulait pas voir la vérité en face. Elle voulait uniquement avoir une amie à qui parler. Depuis longtemps, elle n'avait fait confiance à personne, se révélant muette à la moindre occasion. Elle ne voulait pas parler aux autres, se faire des amies et ensuite, voir ses dernières partir au loin. Pour la première fois de sa vie, elle voulait croire en la magie de l'amitié et espérait vraiment que Marya puisse lui dire que non, qu'elle n'était coupable de rien. Mais était-ce bien le cas?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Ce beau dimanche (Stella)   

Revenir en haut Aller en bas
 

Ce beau dimanche (Stella)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» Heureux qui comme Régis a fait un beau voyage.
» Lap steel nouveau (et très beau!) de Tom Pettingill
» Michel Magne / Jean Yanne : Tout le monde il est beau...
» J'ai bossé la bossa, c'est pas beau ça ?!!!...
» A Vendre trés beau livre johnny hallyday le regard des autre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum